L’enquête se concentrera, dans un premier temps, sur « les économies pour lesquelles les preuves semblent pointer vers une surcapacité structurelle », a indiqué mercredi le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, lors d’un point presse téléphonique, citant une quinzaine de pays ou bloc visés, notamment la Chine, l’Union européenne (UE), le Japon, l’Inde et le Mexique.
Un certain nombre des partenaires visés ont signé des accords commerciaux avec les Etats-Unis, limitant le plus souvent le niveau maximum des droits de douane mis en place sur leurs produits, a rappelé M. Greer, soulignant que les investigations se feront indépendamment de ces accords.
D’autres investigations concernent les pays soupçonnés de recourir au travail forcé dans la fabrication de biens envoyés aux Etats-Unis. Elles devraient débuter jeudi et pourraient entraîner, une fois complétées, l’interdiction d’importer les produits concernés.
« Il ne s’agit pas de cibler des conditions locales dans un pays en particulier », a insisté M. Greer, précisant que « l’enquête va concerner une soixantaine de pays ».
Cette enquête, prévue dans le cadre d’une loi sur le commerce datant de 1974, doit s’étaler sur plusieurs mois et débuter par l’ouverture d’un appel à commentaires de la part des parties prenantes, avant que des auditions publiques ne soient menées.
L’administration US espère pouvoir les conclure rapidement, de manière à prendre les mesures, notamment tarifaires, qui viendraient en relais des droits de douane temporaires réintroduits mi-février.
Le président américain Donald Trump avait en effet annoncé, dans la foulée de la décision de la Cour suprême, de nouveaux droits de douane de 10% afin de remplacer ceux ayant été annulés.
Il s’était cependant appuyé sur un texte de loi ne lui permettant qu’une mise en place temporaire, au maximum 150 jours, jusqu’au 24 juillet, le Congrès devant ensuite se prononcer pour les inscrire dans la durée.
