L’Iran affirme que la circulation dans le détroit d’Ormuz « n’est pas possible » en raison des actions américaines
L’Autorité iranienne du détroit du Golfe persique a de nouveau affirmé que la circulation par le détroit d’Ormuz n’était pas possible, imputant cette situation aux actions militaires américaines dans la région.
Une nouvelle déclaration de Téhéran
L’Autorité du détroit du Golfe persique (PGSA), organisme iranien chargé de la régulation de cette voie maritime, a affirmé qu' »en raison des actions des États-Unis, la circulation dans le détroit d’Ormuz n’est pas possible ». Cette déclaration s’inscrit dans une série d’annonces similaires formulées par les autorités iraniennes ces dernières semaines, qui imputent la fermeture de fait du détroit aux « mouvements illégaux » des forces militaires américaines dans la région.
Un point de crispation récurrent depuis février
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement environ un cinquième du pétrole mondial, connaît d’importantes perturbations depuis le 28 février 2026, date du déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Le Corps des gardiens de la révolution islamique avait annoncé la fermeture de la voie « jusqu’à nouvel ordre » le 11 juillet, avant qu’un cessez-le-feu ne permette une brève réouverture, de nouveau remise en cause après la reprise des hostilités. Washington a, à plusieurs reprises, contesté ces annonces iraniennes, affirmant que des navires continuaient de circuler dans le détroit.
Un différend centré sur le blocus américain
Selon plusieurs analyses, la crise trouve son origine dans le blocus décidé par les États-Unis pour empêcher les navires iraniens d’exporter du pétrole ou d’importer des biens essentiels, en réponse aux menaces iraniennes sur la libre circulation dans le détroit. Le président américain Donald Trump avait fixé des conditions à la réouverture de la voie, notamment l’imposition de frais de transit, tandis que le commandement militaire iranien avait averti que toute coopération des pays du Golfe avec les États-Unis serait considérée comme « un acte de guerre ».
Un impact économique mondial
Ce blocage prolongé a entraîné une hausse des prix des carburants en Europe et une crise énergétique particulièrement marquée en Asie, dont une large part des importations d’hydrocarbures transite par cette région. Le sort du détroit demeure l’un des principaux enjeux des négociations évoquées entre Washington et Téhéran, sans qu’un accord durable n’ait pu être trouvé à ce stade.
