Le Ghana dément avoir accrédité un émissaire de la pseudo-RASD

Le Ghana a démenti avoir accrédité un émissaire de la pseudo-RASD, après que l’agence de presse du Polisario a présenté comme une accréditation formelle une simple audience accordée par le ministre ghanéen des Affaires étrangères.

Un communiqué de la pseudo-RASD suivi d’une polémique

L’agence de presse de la pseudo-RASD, Sahara Press Service (SPS), a publié le 14 septembre un communiqué affirmant que Tayeb Seddik El Bachir avait présenté des copies de ses lettres de créance au ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, l’accréditant comme « ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire » auprès du Ghana. L’information, relayée le 15 septembre par plusieurs médias et analystes, a suscité la polémique, aucune annonce officielle n’ayant été faite côté ghanéen.

Un démenti officiel du Ghana

Dans la soirée du 15 septembre, le ministère ghanéen des Affaires étrangères a publié un communiqué précisant que le ministre Samuel Okudzeto Ablakwa avait accordé une audience à Tayeb Al-Siddiq Al-Bashir, décrit comme un « envoyé » lié à la question du Sud du Maroc, et non une accréditation formelle. Le communiqué réaffirme que la décision du Ghana du 6 janvier 2025 « n’a pas été inversée », tout en saluant l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui soutient les négociations sur la base du plan d’autonomie marocain en vue d’un règlement juste, durable et mutuellement acceptable.

Trois hypothèses avancées par un analyste

Pour l’analyste en géopolitique Omar Bendouro, trois hypothèses peuvent expliquer cet épisode : un revirement diplomatique du Ghana, un coup de pression de sa part, ou un coup de communication de la pseudo-RASD, une simple audience ne pouvant être assimilée à une accréditation formelle — les deux dernières hypothèses n’étant pas mutuellement exclusives. Il relève également une contradiction entre le communiqué de SPS, qui évoque une position « inébranlable » du Ghana sur la question et la « solidité » des relations bilatérales avec la pseudo-RASD, et la position officielle ghanéenne, qui reconnaît le plan d’autonomie marocain comme seule base des négociations et n’a pas rétabli de relations avec l’entité depuis leur suspension en janvier 2025.

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