Le Premier ministre pakistanais condamne la tentative d’attaque de drone houthie contre La Mecque
L’Arabie saoudite a intercepté mardi un drone houthi près de La Mecque avant qu’il n’entre dans l’espace aérien restreint de la ville sainte, une tentative d’attaque condamnée fermement par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif.
Un drone intercepté avant d’atteindre La Mecque
L’Arabie saoudite a annoncé avoir détruit, mardi soir, un drone lancé par les Houthis du Yémen, alignés sur l’Iran, au sud de La Mecque, avant qu’il n’entre dans l’espace aérien restreint de la ville sainte. Il s’agit de la première fois en près d’une décennie que les Houthis ciblent la région de La Mecque, selon Turki al-Maliki, porte-parole de la coalition menée par l’Arabie saoudite. Les Houthis ont rapidement démenti avoir menacé La Mecque, leur porte-parole militaire Yahya Saree affirmant que leurs cibles visaient des installations pétrolières et des bases militaires saoudiennes, « loin des lieux saints ».
Une condamnation ferme du Premier ministre pakistanais
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a condamné « dans les termes les plus forts » cette tentative d’attaque, la qualifiant d’acte « ignoble et abject ». « Le Pakistan se tient sans réserve aux côtés du Royaume frère d’Arabie saoudite », a-t-il déclaré, évoquant la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale saoudiennes ainsi que la sécurité des lieux saints comme « un devoir que chaque Pakistanais porte au cœur ». Il a également appelé toutes les parties du conflit au Moyen-Orient à faire preuve de « retenue maximale ». L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a elle aussi condamné la tentative d’attaque.
Un contexte marqué par un pacte de défense trilatéral
Le Pakistan et l’Arabie saoudite sont liés depuis septembre 2025 par un Accord de défense mutuelle stratégique, élargi à la Turquie en août 2026 sous le nom d’Accord de défense conjointe de La Mecque, qui prévoit que toute agression armée contre l’un des trois pays soit considérée comme une agression contre tous. Le texte de cet accord n’a toutefois pas été rendu public et ne prévoit ni commandement conjoint, ni forces permanentes, ni mécanisme de déclenchement précis. Plusieurs analystes ont relevé que ce pacte n’avait, jusqu’à présent, donné lieu à aucune réponse militaire conjointe face aux précédentes attaques houthies contre l’Arabie saoudite.
