La FIFA étudie l’impact d’un passage de la Coupe du monde de 48 à 64 équipes dès 2030

La FIFA a diffusé un document annonçant vouloir évaluer un passage de la Coupe du monde de 48 à 64 équipes dès 2030, un projet qui intervient alors que la liste définitive des villes et stades hôtes du tournoi reste encore incertaine, notamment en Espagne.

Un document de travail diffusé en interne
La FIFA a diffusé jeudi une note de travail intitulée « Extension potentielle de la Coupe du monde de la FIFA à 64 équipes », révélant son intention de confier à une agence indépendante le soin de déterminer si et comment un passage de 48 à 64 équipes participantes, à partir de l’édition 2030, affecterait l’ensemble de l’écosystème footballistique. L’analyse doit porter sur les revenus du tournoi ainsi que sur les conséquences pour les marques, diffuseurs, fédérations, ligues et clubs, en testant « l’appétit du marché » et le risque de saturation. Le calendrier est resserré : partage du document validé le 30 juillet, propositions des agences attendues le 7 août, décision prévue le 14 août et analyse complète le 11 septembre.

Une liste de villes hôtes encore incomplète
Ce projet d’extension intervient alors que la cartographie précise du tournoi 2030 n’est toujours pas arrêtée. Le dossier de candidature initial, déposé en juillet 2024, prévoyait 20 stades répartis dans 17 à 18 villes du trio Espagne-Portugal-Maroc, complétés par trois stades sud-américains pour les matchs du centenaire. Mais du côté espagnol, la liste des onze sites initialement retenus s’est réduite à neuf : Malaga s’est retirée fin 2025, la municipalité renonçant à la rénovation coûteuse du stade de La Rosaleda pour ne pas fragiliser son club résident, puis La Corogne a fait de même en mars 2026, faute de financement pour porter le stade de Riazor aux normes FIFA. Le stade sévillan de la Cartuja reste par ailleurs sous surveillance de la FIFA, qui exige des améliorations urgentes sur l’accès et l’accueil des supporters.

Le Maroc lobbie pour l’ajout d’un stade à Dakhla
Côté marocain, six stades ont été officiellement engagés dans le dossier de candidature : le Stade Hassan II de Casablanca (jusqu’à 115 000 places, en lice pour la finale face au Santiago-Bernabéu), le Complexe Prince Moulay Abdellah de Rabat, ainsi que les stades de Tanger, Marrakech, Agadir et Fès. La ville de Dakhla, dans les provinces du Sud, ne figure pas parmi ces six sites retenus, mais des élus locaux, dont le parlementaire de la région Dakhla-Oued Ed-Dahab Mohamed Lamine Hormatallah, plaident depuis plusieurs années pour l’ajout d’un septième stade dans la ville, un projet porté par le conseil municipal avec un budget initial de 20 millions d’euros. Ce plaidoyer s’appuyait notamment sur l’annonce par l’Espagne de l’inclusion des îles Canaries dans son propre dispositif.

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