Le groupe pétrolier français TotalEnergies a annoncé un résultat net de 5,8 milliards de dollars pour le premier trimestre de 2026, marquant une augmentation significative de 51 % par rapport à la même période en 2025. Cette performance est principalement attribuée à l’impact du conflit au Moyen-Orient, qui a influencé les cours des hydrocarbures, selon un communiqué publié mercredi.
En extrapolant ces résultats sur l’année, les bénéfices records de la multinationale sont comparables à ceux des exercices précédents, avec des résultats historiquement élevés de 20,5 milliards de dollars en 2022 et 21,4 milliards de dollars en 2023, dans le contexte de la guerre en Ukraine.
L’augmentation des bénéfices observée au début de 2026, particulièrement en mars, est largement due à la volatilité des prix, notamment du pétrole brut. Le communiqué précise qu’après avoir dépassé 70 dollars fin février, le prix du baril de brent de mer du Nord a franchi la barre des 100 dollars à la fin de mars.
Dans ce contexte, le secteur “exploration-production” de TotalEnergies a enregistré un résultat opérationnel net de près de 2,6 milliards de dollars, soit une hausse de 5 % par rapport au premier trimestre de l’année précédente. Cependant, c’est le secteur “raffinage-chimie” qui a connu la plus forte progression, affichant près de 1,6 milliard de dollars de profits, cinq fois plus que l’année précédente.
Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a commenté que bien que le conflit au Moyen-Orient ait entraîné des pertes de production de pétrole et de gaz dans la région, ces pertes ont été compensées par l’activation de nouveaux projets. Il a déclaré : “Cela a permis de maintenir la production de pétrole et de gaz du groupe à 2,5 millions de barils équivalents pétrole.”
Avec ces résultats, TotalEnergies démontre sa capacité à s’adapter à un environnement volatile tout en poursuivant sa stratégie de croissance.