Les marchés financiers asiatiques ont subi mercredi de violentes secousses, plombés par les incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient et à la flambée des cours du pétrole, avec des pertes spectaculaires à Séoul où le Kospi a dévissé de 12,06% en clôture.
Dans le sillage de Wall Street, l’ensemble des Bourses de la région a cédé du terrain. À Tokyo, le Nikkei a chuté de 3,61% à 54.245,54 points. À Bangkok, les échanges ont été brièvement suspendus après un plongeon de 8%. L’indice Hang Seng de Hong Kong reculait de 2,84%, et à Bombay, le Nifty ouvrait en repli de 2%, sous l’effet des craintes inflationnistes.
La chute la plus sévère s’est produite à Séoul. Le Kospi affiche sa pire séquence depuis la crise financière de 2008, après avoir cédé 7,24% la veille. Les géants des puces mémoire ont été emportés dans la tourmente, à l’image de Samsung Electronics qui a abandonné environ 11% et SK Hynix plus de 8%.
La nervosité des marchés est directement liée aux tensions autour du détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.
Vers 06H30 GMT, le baril de Brent progressait de 2,26% à 83,25 dollars, après avoir dépassé 85 dollars mardi pour la première fois depuis juillet 2024. Le WTI grimpait, de son côté, de 1,96% à 76,02 dollars. Sur la semaine, le Brent enregistre une hausse cumulée d’environ 15%.
L’or, valeur refuge, progressait de 1,06% à 5.141 dollars l’once. Le dollar se stabilisait à 157,59 yens japonais, soutenu par la demande de valeurs refuges et une révision à la baisse des anticipations de baisses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed). Quant à la roupie indienne, elle a touché un nouveau plus bas historique face au billet vert.
