Le texte prévoit une réduction des droits de douane, qui passent de 25 % à 15 % pour une partie des produits dérivés de l’aluminium et de l’acier. Sont concernés notamment certains équipements agricoles, ainsi que des systèmes de chauffage, de climatisation et de ventilation.
Le texte souligne également le rôle stratégique de ces produits dans l’économie américaine : agriculture, construction et logistique industrielle sont explicitement cités comme secteurs dépendants de ces matériels.
Malgré cet allègement partiel, certaines catégories restent soumises à une taxation plus élevée. Les plaques lithographiques en aluminium et les rayonnages en acier continueront d’être taxés à 25 %, afin d’éviter tout contournement des droits de douane imposés en avril.
Par ailleurs, le texte introduit également un traitement tarifaire spécifique pour certains partenaires commerciaux. En vertu de ce décret, les entreprises de certains pays étrangers peuvent bénéficier d’un droit de douane de 10 % sur les produits « composés » entièrement d’aluminium ou d’acier qui a été fondu et coulé aux États-Unis.
Cette disposition s’applique aux entreprises situées en Argentine, en Équateur, au Salvador, au Guatemala, au Japon, au Liechtenstein, en Corée du Sud, en Suisse, à Taïwan, au Royaume-Uni et dans l’Union européenne.
Quant aux produits canadiens et mexicains « qui bénéficient d’un traitement tarifaire préférentiel » en vertu de l’Accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada, des droits de douane de 25 % s’appliqueront « uniquement à la part non américaine » du produit.
