Le Maroc commémore le 105e anniversaire de la bataille d’Anoual
Le Maroc commémore mardi le 105e anniversaire de la bataille d’Anoual, menée par Mohamed Ben Abdelkrim El Khattabi contre les forces coloniales.
Une épopée menée sous la conduite d’El Khattabi
Le peuple marocain et l’ensemble de la famille de la résistance et de l’Armée de libération commémorent, mardi, le 105e anniversaire de la glorieuse bataille d’Anoual, menée sous la conduite du héros Mohamed Ben Abdelkrim El Khattabi. Cette épopée a vu les résistants marocains infliger une cinglante défaite aux forces d’occupation coloniales, faisant ainsi échouer leurs visées expansionnistes.
Le prolongement de la résistance rifaine
Dans un communiqué, le Haut-commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération souligne que la résistance menée par Mohamed Ben Abdelkrim El Khattabi s’inscrit dans le prolongement de la résistance rifaine initiée dès le début du 20e siècle (1907-1912) par le résistant Chérif Mohamed Améziane. Grâce à son génie et sa forte personnalité, El Khattabi a su structurer et organiser le mouvement de résistance sur les plans politique, stratégique et militaire pour englober l’ensemble des zones du Nord.
Un coup fatal porté aux forces coloniales en juillet 1921
Ce mouvement de libération s’est distingué par une organisation rigoureuse et une planification méticuleuse. En juillet 1921, la bataille d’Anoual a porté un coup fatal aux forces coloniales, grâce à l’adoption d’une tactique de guérilla hautement développée. Cette grande bataille s’est soldée par une victoire éclatante des combattants, infligeant de lourdes pertes humaines et matérielles aux envahisseurs, dont la mort de milliers de soldats, y compris le commandant en chef, le général Silvestre, ainsi que la saisie d’un important arsenal militaire de pointe.
Une résistance prolongée jusqu’en 1926
Face à cette cuisante défaite qui a bouleversé les calculs des forces coloniales, l’occupant a été contraint de négocier avec les moudjahidines. Malgré la coalition ultérieure des armées espagnole et française, El Khattabi et ses partisans ont résisté pendant une année entière avant qu’il ne choisisse, le 26 mai 1926, de se rendre aux forces françaises afin d’éviter l’effusion de sang, constatant l’asymétrie flagrante des forces en présence.
De la résistance armée à l’action politique
Le début des années 1930 a marqué un nouveau tournant dans le processus de lutte nationale, avec la transition vers l’action politique comme prolongement de la résistance armée. Les Marocains se sont ainsi opposés au « Dahir berbère » du 16 mai 1930, avant que la lutte ne s’intensifie avec la présentation du Manifeste de l’indépendance le 11 janvier 1944, en parfaite symbiose entre le Père de la Nation, feu Mohammed V, et les pionniers du mouvement national. Cette confrontation a atteint son paroxysme lorsque les autorités du protectorat ont exilé Mohammed V, le 20 août 1953, un acte qui a allumé l’étincelle de la Révolution du Roi et du Peuple, précipitant le retour triomphal du héros de la libération et de l’indépendance.
Un soutien réaffirmé à l’initiative d’autonomie
La famille de la résistance et de l’armée de libération réaffirme sa mobilisation constante et sa disposition totale, sous la conduite du Roi Mohammed VI, pour défendre l’intégrité territoriale et consolider les acquis nationaux. Elle exprime également son soutien inconditionnel à l’initiative marocaine d’autonomie élargie pour les provinces du Sud, en tant que mécanisme démocratique pour clore ce conflit artificiel.
Un meeting officiel à Driouch
Pour célébrer cette page glorieuse de l’Histoire, le Haut-commissariat organise mardi, dans la matinée au siège de la préfecture de la province de Driouch, un meeting officiel en présence des autorités provinciales, locales, des élus et des acteurs de la société civile. À cette occasion, un hommage sera rendu à d’anciens membres de la famille de la résistance, accompagné de la distribution d’aides financières et sociales. Des programmes éducatifs, culturels et de communication seront également organisés à travers le réseau des espaces dédiés à la mémoire historique de la résistance, répartis sur l’ensemble du territoire national.
