L’Espagne accueille ses champions du monde pour une fiesta à Madrid
L’Espagne s’apprête à accueillir en héros ses champions du monde, de retour des États-Unis, pour un défilé triomphal dans les rues de Madrid.
Un atterrissage attendu dans la liesse
L’Espagne trépigne d’impatience lundi à l’idée de retrouver ses champions de retour des États-Unis après leur victoire face à l’Argentine (1-0) au Mondial 2026, un sacre seize ans après une première étoile, dans un pays où le foot se vit comme une religion. Le trophée doré de la Coupe du monde dans ses bagages, la sélection espagnole doit atterrir vers 14h30 locales à l’aéroport Madrid-Barajas, où attendaient déjà au petit matin des supporters aux anges.
Une audience royale puis un accueil gouvernemental
Dans la foulée, les joueurs seront reçus vers 17h30 par le roi Felipe VI au palais de la Zarzuela, dans la banlieue de Madrid. Ils seront ensuite accueillis par le Premier ministre Pedro Sánchez au siège du gouvernement, le palais de la Moncloa, à 18h00 locales.
Un défilé jusqu’à la place de Cibeles
De là, les héros du jour entameront leur défilé à bord d’un bus à impériale en parcourant les grandes artères du centre pour arriver à la place de la célèbre fontaine de Cibeles, siège de la mairie de Madrid, où ils sont attendus aux alentours de 21h00, dans une ambiance qui s’annonce survoltée. Une cérémonie doit y être organisée sur une scène spécialement montée pour célébrer les joueurs, dont la star Lamine Yamal et l’unique buteur de la finale, Ferran Torres, ainsi que le sélectionneur Luis de la Fuente.
Un million de personnes attendues, un important dispositif de sécurité
Environ un million de personnes sont attendues dans les rues de la capitale, d’après les estimations du préfet de Madrid, Francisco Martin, qui avait précisé dimanche que 2.050 policiers et 400 agents de la Garde civile seraient mobilisés pour l’occasion.
« Ça mérite bien une fête ! »
Certains supporters, ivres de bonheur après une très courte nuit, prévoient de remettre le couvert. « Il faudra le fêter d’une manière ou d’une autre, vu que ça n’arrive que tous les quatre ans ! Ça mérite bien une fête ! », a confié à l’AFP Bruno González del Yerro, un financier de 32 ans. Après une longue nuit de fiesta, Tomas Hernanz, un lycéen de 18 ans, entend bien « passer toute la journée à Madrid en attendant l’arrivée des joueurs » avec son ami Martin Peña.
Une soirée endeuillée par la mort d’un adolescent
Dès le coup de sifflet final tard dimanche soir, l’Espagne toute entière a exulté de joie après ce sacre célébré lors d’une nuit de folie et de liesse, une soirée toutefois endeuillée par la mort d’un adolescent de 13 ans à Ciudad Rodrigo, dans l’ouest du pays, après l’effondrement d’une fontaine sur laquelle plusieurs supporters étaient montés.
« Les rois de tous les temps »
Les Unes de la presse espagnole regorgent de superlatifs pour encenser « les rois de tous les temps », comme l’a titré le quotidien sportif Marca, tandis que le quotidien ABC a salué une équipe « invincible ». Ce nouveau titre planétaire résonne tout particulièrement dans ce pays passionné de football, où ce sport fédère ses 50 millions d’habitants, dont une partie de la jeune génération n’avait pas vécu le premier sacre de la « Selección » au Mondial 2010 en Afrique du Sud. À Buenos Aires, les joueurs argentins doivent de leur côté être accueillis à 17h00 locales par des supporters tristes mais fiers.
