L’armée libanaise commence à prendre le contrôle de « zones pilotes » au Liban-Sud

L’armée libanaise a commencé à prendre le contrôle de zones évacuées par Israël dans le sud du Liban, affirme Washington, dans le cadre de l’accord-cadre conclu fin juin entre Beyrouth et Tel-Aviv.

Un déploiement libanais confirmé par Washington

L’armée libanaise commence à prendre le contrôle de « zones pilotes » dans le sud du pays, affirme Washington. Cette annonce marque une étape concrète dans la mise en œuvre de l’accord-cadre conclu le 26 juin entre Beyrouth et Tel-Aviv, sous l’égide des États-Unis, prévoyant le retrait progressif de l’armée israélienne de certaines localités du sud du Liban au profit d’un déploiement de l’armée libanaise.

Des préparatifs israéliens amorcés depuis le 18 juillet

Les autorités israéliennes avaient confirmé, le 18 juillet, des préparatifs en vue d’un retrait limité de troupes de deux zones pilotes dans le sud du Liban. Cette phase comprend normalement le retrait des équipements, la réduction des postes avancés, la sécurisation des axes et la transmission des coordonnées aux médiateurs, avant l’entrée de l’armée libanaise dans les secteurs évacués selon un calendrier coordonné.

Froun et Zaoutar el-Gharbiyé, premières localités concernées

Les localités de Froun, dans le district de Bint Jbeil, et de Zaoutar el-Gharbiyé, dans celui de Nabatiyé, avaient été évoquées par des médias israéliens comme les premières concernées par ce retrait progressif. Beyrouth avait conditionné sa participation au sixième cycle de pourparlers avec Israël, tenu à Rome les 14 et 15 juillet, au retrait israélien de deux zones pilotes dans le sud du pays.

Une délégation militaire américaine déjà mobilisée sur le terrain

Une délégation militaire américaine avait entamé, dès le 11 juillet à Beyrouth, des réunions avec le commandement de l’armée libanaise pour discuter des mécanismes de mise en œuvre de cette première zone pilote. Selon une source diplomatique libanaise, l’armée libanaise se disait prête à prendre progressivement le contrôle des localités dont l’armée israélienne se retirerait.

Le Hezbollah, principal obstacle à l’accord

Le Hezbollah, armé et financé par l’Iran, rejette ce texte dont l’application doit commencer par le retrait israélien des zones pilotes. Israël se dit pour sa part disposé à se retirer progressivement, à condition que le mouvement chiite ne soit pas présent dans les zones évacuées et que l’armée libanaise dispose des capacités nécessaires pour maintenir ces secteurs démilitarisés.

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