AliExpress dénonce une amende « disproportionnée » de la part de l’UE

L’UE a infligé lundi une amende de 550 millions d’euros à AliExpress pour manquement au règlement sur les services numériques, une sanction que la plateforme chinoise juge disproportionnée.

Une amende de 550 millions d’euros

L’UE a infligé lundi une amende de 550 millions d’euros à la plateforme chinoise de commerce en ligne AliExpress, filiale du géant Alibaba, pour avoir permis la vente aux consommateurs européens de produits illégaux, dont des jouets dangereux et des vêtements contrefaits. La société a été sanctionnée pour avoir manqué à ses obligations résultant du règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act, DSA), qui lui impose « d’évaluer et d’atténuer avec diligence les risques liés à la vente sur sa plateforme de produits illégaux, dangereux ou contrefaits », a annoncé la Commission européenne, après plus de deux ans d’investigations.

La plus lourde sanction jamais prononcée au titre du DSA

Il s’agit de l’amende la plus élevée prononcée par Bruxelles au titre du DSA depuis l’adoption de cette loi en 2022. La Commission avait accusé AliExpress, dès juin 2025, de ne pas avoir respecté une exigence fondamentale du règlement, à savoir évaluer et réduire les risques liés à la diffusion de produits illégaux. Le régulateur a constaté que la plateforme avait laissé en ligne, pendant des semaines, des marchandises contrefaites, des jouets dangereux et des cosmétiques à risque.

Des mesures correctives attendues d’ici octobre

AliExpress, qui comptait 193 millions d’utilisateurs européens l’an dernier, doit présenter des mesures correctives d’ici le 20 octobre 2026. L’entreprise pourrait s’exposer à de nouvelles sanctions si le régulateur estimait, en décembre, que les mesures proposées ne sont pas conformes au DSA.

« Très dangereux pour les consommateurs », selon Bruxelles

« C’est très dangereux pour les consommateurs et injuste pour les entreprises qui respectent l’ensemble de nos règles », a déclaré aux journalistes Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la Souveraineté technologique, de la Sécurité et de la Démocratie.

AliExpress dénonce une sanction disproportionnée

De son côté, AliExpress dénonce une amende disproportionnée de la part de l’UE, contestant l’ampleur de la sanction infligée par Bruxelles.

Après Temu et Shein, un tour de vis généralisé sur le e-commerce chinois

Cette sanction s’inscrit dans une série d’amendes record infligées ces derniers mois aux grandes plateformes chinoises de e-commerce. Temu avait déjà écopé d’une pénalité de 200 millions d’euros au titre du DSA en mai 2026, tandis que Shein s’était vu infliger 40 millions d’euros par la DGCCRF française en juillet 2026, portant le montant cumulé des sanctions prononcées en France contre cette dernière plateforme à plus de 210 millions d’euros.

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