Le Royaume-Uni est « plus fort et plus juste », assure Starmer en quittant Downing Street
Keir Starmer a quitté lundi ses fonctions de Premier ministre britannique, cédant sa place à Andy Burnham après deux années marquées par une impopularité croissante.
« Une Grande-Bretagne bien plus forte et plus juste »
Le Royaume-Uni est « plus fort et plus juste », assure Keir Starmer en quittant Downing Street. Dans son discours de départ, le Premier ministre sortant a assuré que son successeur « héritera d’une Grande-Bretagne bien plus forte et plus juste que celle » dont il avait hérité deux ans plus tôt, « mieux préparée aux défis à venir, et mieux à même de permettre au Parti travailliste de décrocher un second mandat ».
Un hommage à son équipe et à sa famille
Keir Starmer a tenu à remercier « les amis et collègues » restés à ses côtés durant ces six dernières années, ainsi que le personnel de Downing Street et la fonction publique britannique. Il a également évoqué son épouse Victoria, qu’il a qualifiée de « roc » à ses côtés dans les bons comme dans les mauvais moments, la voix nouée par l’émotion, un rare signe de fragilité chez ce dirigeant souvent jugé austère.
Moins de deux ans à la tête du gouvernement
Arrivé au pouvoir le 5 juillet 2024 avec la plus large majorité travailliste depuis 1997, après quatorze années de gouvernements conservateurs, Keir Starmer aura finalement tenu moins de deux ans à Downing Street. Sa popularité s’est rapidement effondrée, jusqu’à atteindre environ 70% d’opinions défavorables parmi les Britanniques, sur fond de crise du coût de la vie, de services publics fragilisés et d’une série de faux pas et de revirements politiques.
Poussé vers la sortie par son propre camp
Sa démission, annoncée le 22 juin, avait été précipitée par la percée de son rival au sein du Parti travailliste, Andy Burnham, élu député la semaine précédente et rapidement soutenu par plusieurs figures du parti, dont l’ex-ministre de la Santé Wes Streeting. Keir Starmer avait alors promis d’assurer une « transition ordonnée » du pouvoir et de garantir « un soutien plein et sans équivoque » à son successeur.
Un bilan marqué par quelques avancées, mais peu de résultats visibles
Le bilan de Keir Starmer reste contrasté : quelques avancées en matière d’accès à la santé et de nouveaux droits pour les travailleurs, ainsi que des succès diplomatiques ayant permis de redonner du poids à la voix du Royaume-Uni sur la scène internationale, affaiblie depuis le Brexit. Mais son gouvernement n’est jamais parvenu à concrétiser pleinement sa promesse de « renouveau » pour le pays.
Andy Burnham prend ses fonctions
Andy Burnham, ancien maire du Grand Manchester réputé pour son charisme et son habileté de communicant, doit prendre la tête du gouvernement britannique lundi, devenant le septième Premier ministre du Royaume-Uni en dix ans.
