Andy Burnham nommé Premier ministre par le roi Charles III
Andy Burnham a été formellement nommé Premier ministre du Royaume-Uni par le roi Charles III, succédant à Keir Starmer après une transition rapide entre Downing Street et le palais de Buckingham.
Une audience royale à Buckingham Palace
Andy Burnham a été nommé Premier ministre par le roi Charles III, a annoncé le palais. Le nouveau chef du Parti travailliste s’est rendu au palais de Buckingham lundi, après que Keir Starmer a formellement présenté sa démission au souverain. Le roi Charles III a alors invité Andy Burnham à former un gouvernement en son nom, lors d’une audience tenue dans le Chinese Dining Room du palais.
Le septième Premier ministre en dix ans
Andy Burnham devient ainsi le septième Premier ministre britannique en dix ans, succédant à Keir Starmer, en poste depuis moins de deux ans et poussé vers la sortie après une impopularité croissante, des polémiques et des défaites électorales locales. Keir Starmer avait annoncé sa démission le 22 juin.
Une investiture sans opposant
Andy Burnham était le seul candidat en lice pour prendre la tête du Parti travailliste, ayant obtenu le soutien de 379 des 403 députés travaillistes de la Chambre des communes. Il a été officiellement confirmé à la tête du parti vendredi, lors d’une conférence spéciale organisée à Londres.
Un rituel constitutionnel bien rodé
Le rituel de passation de pouvoir, désormais bien connu des Britanniques compte tenu de la valse des Premiers ministres ces dernières années, a suivi un déroulé précis : Keir Starmer a prononcé un bref discours d’adieu devant le 10 Downing Street, avant de se rendre au palais de Buckingham pour présenter sa démission au roi. Andy Burnham s’y est ensuite rendu à son tour, accompagné de son épouse Marie-France, pour être investi de sa nouvelle fonction.
Une gouvernance partagée entre Londres et Manchester
Selon la presse britannique, Andy Burnham prévoit de partager son temps entre Londres et le nord-ouest de l’Angleterre, sa région d’origine, dans la continuité de son engagement en faveur d’une décentralisation du pouvoir, loin des seuls cercles de Westminster.
Une croissance faible et une dette publique élevée
Le nouveau chef du gouvernement doit affronter une croissance économique faible et une dette publique élevée, qui limitent fortement ses marges de manœuvre. Andy Burnham doit annoncer la composition de son gouvernement lundi après-midi et présenter ses priorités pour tenter de rétablir la confiance des Britanniques.
