Maroc: victoire du RNI et grande débâcle du PJD

Le match PJD Vs RNI s’est terminé par KO ! Les élections du 8 septembre ont ainsi signé la défaite sans appel du parti islamiste Justice et développement et  imposé la victoire écrasante de son rival, le Rassemblement national des indépendants (RNI), arrivé largement en tête avec 97 sièges.

Le PJD s’est complètement effondré passant de 125 à 12 sièges à la Chambre des représentants , après deux mandats consécutifs à la tête du gouvernement. Ce score, le plus faible du PJD depuis 1997, constitue un terrible désaveux pour un parti qui a beaucoup usé d’un ton populiste et d’une instrumentalisation sélective de la religion .

Pour le président du RNI, Aziz Akhannouch, la forte participation des Marocains aux élections témoigne des aspirations au changement et traduit une prise de conscience quant à l’importance de ces échéances électorale.

S’exprimant lors d’une déclaration à la presse, mercredi soir au siège central du parti à Rabat, le président du RNI s’est félicité du taux de participation qui a atteint 50,18%, contre 43% en 2016 et 45% en 2011.

“Notre pays a réussi le pari de l’organisation de ces élections dans des conditions normales et à temps, malgré la conjoncture exceptionnelle liée à la pandémie de la Covid-19”, s’est-il réjoui.

Quant au Parti Authenticité et Modernité (PAM), il a réussi à conserver la deuxième place qu’il a obtenue aux élections de 2016, malgré son recul de 102 à 82 sièges. de même que pour le Parti de l’Istiqlal (PI) qui a gardé la troisième place, avec une progression remarquée en terme de sièges, confortant de ce fait sa position de concurrent sérieux en obtenant 78 sièges contre 46 en 2016. Il en va de même pour l’Union socialiste des forces populaires (USFP), qui est parvenue à presque doubler sa part de sièges en obtenant 35 sièges contre 18 en 2016, ce qui lui a permis d’occuper la quatrième place, annonçant ainsi son retour sur la scène politique.

Le Mouvement Populaire (MP) a pour sa part conservé sa cinquième place avec un total de 26 sièges. Pour le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), il a pu gagner deux places par rapport aux élections de 2016 (8è place avec 12 sièges), en se classant sixième avec 20 sièges, tandis que l’Union constitutionnelle (UC) a maintenu sa position initiale en obtenant 18 sièges, contre 19 en 2016.

Ces élections ont donc dessiné une nouvelle carte politique, renvoyé le PJD qui a régné en maître pendant 10 ans au rang de l’opposition avec 12 sièges. C’est dire la déroute spectaculaire qu’il doit affronter.

Reste une inconnue. Avec qui le RNI va former une coalition pour gouverner ?  L’opération ne semble pas insurmontable et le triste souvenir du blocage qu’avait exercé le PJD en 2016 n’a aucune chance d’être réitéré.

La pandémie du Covid est toujours d’actualité, il s’agit de faire vite pour s’atteler aux défis imposés par le Nouveau modèle de développement.

 

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