Le gouvernement français lance un plan d’action pour relancer la natalité
Le gouvernement français a lancé un plan d’actions visant à relancer la natalité à travers le renforcement des politiques publiques en matière de fertilité ainsi que de santé périnatale et maternelle.
Ce plan est lancé dans un contexte de baisse importante des natalités en France face à une augmentation des décès et au vieillissement de la population.
« Fertilité et périnatalité sont deux enjeux indissociables du parcours de vie, et chacun mérite aujourd’hui une approche adaptée et un accès égal à des soins de haute qualité et sécurisés pour garantir un accompagnement efficace et respectueux des familles et adapté aux enjeux démographiques du pays », a indiqué la ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, citée dans le communiqué.
Le plan fertilité comprend 16 actions, dont la création d’un portail national de référence sur la santé reproductive et la fertilité et la diffusion d’une information ciblée, équilibrée et scientifiquement fondée sur la santé reproductive à destination de l’ensemble des Français à l’âge de 29 ans.
Le plan inclut également la mise en place d’un parcours de soins dédié à la fertilité, la poursuite de la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose et le renforcement de la prise en charge du syndrome des ovaires polykystiques, d’après la même source.
Sur la santé périnatale, « le temps est celui de la méthode et de la construction d’un plan d’action », note le ministère, soulignant que « les constats sont préoccupants ».
La France présente un taux de mortalité maternelle et infantile supérieur à celui de ses principaux voisins européens, la mortalité maternelle stagne et la mortalité infantile, notamment néonatale, augmente légèrement depuis 2011, précise-t-on.
« À ces indicateurs dont les causes sont multifactorielles s’ajoutent des fragilités structurelles, avec une crise démographique touchant l’ensemble des professions en maternité et une vulnérabilité accrue de certaines structures, dans un contexte de baisse durable de la natalité », ajoute le ministère.
Selon les estimations de l’institut national statistique (Insee), au 1 er janvier 2026, la population en France est estimée à 69,1 millions d’habitants, soit 0,25 % de plus qu’un an auparavant. 22 % de la population a au moins 65 ans, soit presque la même proportion que celle des moins de 20 ans.
En 2025, 645 000 bébés sont nés en France. C’est 2,1 % de moins qu’en 2024 et 24 % de moins qu’en 2010, année du dernier point haut des naissances, note la même source, regrettant que l’indicateur conjoncturel de fécondité poursuit sa baisse : après 1,61 en 2024, il s’établit à 1,56 enfant par femme en 2025 ; soit le niveau le plus faible depuis la fin de la Première Guerre mondiale.

