Libye : la France “parle à toutes les parties”, souligne Paris

Les autorités françaises ont déclaré vendredi "parler à toutes les parties" au conflit libyen, sans confirmer des informations du quotidien italien La Repubblica selon lesquelles le maréchal Khalifa Haftar a envoyé des émissaires à Paris quelques heures avant de déclencher son offensive sur Tripoli.

"Comme nos partenaires, nous parlons à toutes les parties au conflit en Libye, afin d’obtenir un cessez-le-feu", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll.

"Nous n’avons pas été prévenus d’une offensive sur Tripoli, que nous avons condamnée dès son lancement", a-t-elle également dit.

Selon La Repubblica, citant une source diplomatique à la présidence française, le maréchal Haftar a envoyé des émissaires à Paris le 4 avril "quelques heures" avant son offensive contre Tripoli.

Le président Macron s’est entretenu avec le Premier ministre Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale, et avec son rival, le maréchal Haftar, "pour rappeler nos priorités qui sont la cessation des hostilités et la reprise du dialogue, ainsi que le soutien à la médiation des Nations unies pour relancer le processus politique", a affirmé la porte-parole du Quai D’Orsay.

La France a tenté depuis l’élection du président Emmanuel Macron en 2017 une médiation entre les deux dirigeants, invités à deux reprises à Paris, légitimant ainsi le maréchal Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, sur la scène internationale.

Elle se défend aujourd’hui d’apporter un soutien particulier au chef de l’Armée nationale libyenne, par ailleurs proche des Emirats arabes unis et de l’Egypte.

D’intenses combats ont de nouveau opposé vendredi les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale aux hommes du maréchal Haftar dans la banlieue sud de Tripoli.

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