Présenté récemment à Bamako par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), le plan a été dévoilé en présence de représentants des agences onusiennes, des autorités maliennes et des partenaires humanitaires.
Selon le plan relayé par des médias locaux, la situation humanitaire reste caractérisée par une insécurité persistante, des violences, des vulnérabilités socio-économiques structurelles, des chocs climatiques récurrents et des épisodes épidémiques, affectant l’accès aux services essentiels, notamment dans les régions du nord et du centre du pays.
Les interventions prévues seront priorisées dans 97 des 159 cercles administratifs que compte le Mali, dont 45 cercles présentant des poches de sévérité aiguë intégrées au ciblage, conformément à l’échelle multisectorielle utilisée par les acteurs humanitaires.
Le document souligne que la baisse de plus de 20 % du nombre de personnes ciblées, des besoins et du financement requis par rapport à 2025 ne reflète pas une amélioration de la situation humanitaire, mais résulte d’un ajustement méthodologique lié à la contraction des financements internationaux. En 2025, seuls environ 21 % des 771 millions de dollars requis avaient été mobilisés.
Selon les projections, le sous-financement pourrait laisser 913.000 personnes dans des abris précaires, 1,7 million sans accès à l’eau potable et à l’assainissement, et près d’un million d’enfants sans accès à l’éducation. En outre, 741.000 enfants de moins de cinq ans seraient exposés à la malnutrition aiguë, 1,6 million de personnes privées de mécanismes de protection, tandis que 1,2 million pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire.
Présentant le plan, la coordonnatrice résidente et humanitaire des Nations unies au Mali, Hanaa Singer-Hamdy, a indiqué que ce dispositif vise à répondre aux besoins immédiats des populations tout en soutenant le relèvement et la résilience des communautés affectées.
Pour sa part, la ministre malienne de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo Touré, a réaffirmé l’engagement des autorités à soutenir les populations vulnérables, notamment les déplacés internes, les réfugiés et les personnes retournées, mettant en avant les efforts déployés pour faciliter les retours et renforcer la résilience face aux effets du changement climatique.

