Liban : un mort dans une frappe israélienne dans le sud

Une frappe israélienne a fait un mort dans le sud du Liban. Un nouvel incident qui illustre les tensions persistantes malgré le cessez-le-feu en vigueur entre le Hezbollah et Israël.

Une frappe israélienne a fait un mort dans le sud du Liban. Les détails précis de cet incident — localité exacte, identité de la victime, circonstances de la frappe — n’ont pas encore été communiqués à ce stade.

Un cessez-le-feu fragile, régulièrement mis à l’épreuve

Cette nouvelle frappe intervient dans un contexte de trêve précaire entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 21 juin, à la suite d’un protocole d’accord signé le 17 juin entre Téhéran et Washington, avant la signature le 26 juin à Washington d’un accord-cadre entre le Liban et Israël en vue d’une « paix durable ». Ce texte prévoit que l’armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des « zones pilotes » dont l’armée israélienne devrait se retirer.

Malgré cet accord, l’armée israélienne a poursuivi des frappes ponctuelles dans le sud du Liban au cours des dernières semaines, en particulier dans la région de Nabatiyé. Le 6 juillet, une frappe de drone avait tué quatre personnes — dont une directrice d’école, sa mère, une employée de maison étrangère et un ouvrier syrien — visées alors qu’elles circulaient en voiture à Nabatiyé al-Fawqa. L’armée israélienne avait alors affirmé avoir identifié « quatre suspects » s’approchant d’une zone où opèrent ses troupes. Deux jours plus tard, le 8 juillet, une nouvelle frappe de drone avait fait deux morts dans la même région, visant deux hommes qui marchaient près d’un hôpital.

Israël maintient une « zone de sécurité »

Israël a annoncé vouloir maintenir ses troupes dans une zone pouvant s’étendre jusqu’à dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, le long de la frontière, affirmant que cette mesure est nécessaire pour protéger les localités du nord d’Israël contre d’éventuelles attaques du Hezbollah. Le président libanais Joseph Aoun a pour sa part estimé que le maintien de ces troupes empêchait l’armée libanaise de se déployer dans le sud du pays, soulignant l’importance de faire pression sur Israël pour qu’il se retire des zones qu’il occupe.

Le Liban exige le retrait israélien de deux « zones pilotes » dans le sud avant de participer à un nouveau cycle de pourparlers, des discussions directes entre Israël et le Liban étant par ailleurs annoncées à Rome à la mi-juillet, à la suite de plusieurs échanges entre ambassadeurs des deux pays organisés à Washington.

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