La course à la magistrature suprême est dominée par cinq candidats majeurs, dont les campagnes bénéficient de la plus forte visibilité médiatique et du soutien le plus marqué dans les sondages, sur un total de plus de vingt prétendants en lice.
Parmi les favoris figure Laura Fernández Delgado, candidate de la coalition au pouvoir. Ancienne cheffe de cabinet du président sortant Rodrigo Chaves Robles, elle arrive en tête des intentions de vote avec un score avoisinant les 40 %.
Face à elle, plusieurs candidatures structurent le reste du paysage électoral. Ainsi, l’économiste social-démocrate Álvaro Ramos, représentant du Parti de libération nationale (PLN), met en avant son expérience dans la gestion des systèmes de sécurité sociale. Âgé de 42 ans, il affirme que son handicap auditif, loin de constituer un frein, a renforcé sa détermination et ses capacités de leadership.
Dans un registre différent, Claudia Dobles, candidate de la coalition Agenda citoyen (centre), s’appuie sur sa notoriété acquise en tant qu’ancienne Première dame. Architecte de 45 ans, elle a construit son image publique autour de son expertise en urbanisme, se démarquant ainsi du rôle traditionnellement associé à l’épouse d’un chef d’État.
À gauche de l’échiquier politique, Ariel Robles complète le groupe des principaux prétendants. Âgé de 34 ans, il ambitionne de devenir le premier candidat issu de cette mouvance à accéder à un second tour dans l’histoire politique récente du pays.
Les bureaux de vote ouvriront leurs portes dimanche matin et resteront accessibles jusqu’en soirée. Les premiers résultats préliminaires devraient être annoncés peu après la clôture du scrutin. Un second tour est d’ores et déjà envisagé pour le 5 avril prochain si aucun candidat ne parvient à obtenir au moins 40 % des suffrages exprimés dès le premier tour.
Les questions liées à la sécurité et à la lutte contre la criminalité devraient dominer les préoccupations des électeurs, dans un contexte marqué par une hausse notable des violences ces dernières années. L’issue du scrutin sera ainsi scrutée afin de déterminer si le pays poursuivra une politique de fermeté accrue ou s’orientera vers des approches alternatives.
Dans cette optique, les différentes campagnes ont mis en avant des visions contrastées de l’avenir du pays, oscillant entre un renforcement du rôle de l’État dans les politiques sociales, la mise en œuvre de réformes économiques et structurelles, ainsi qu’un durcissement des politiques sécuritaires et une amélioration du climat des affaires.

