La France contribuera à la sécurisation du détroit d’Ormuz quand la situation sera plus calme (Macron)
“Nous avons commencé les échanges avec l’Inde, avec plusieurs autres partenaires européens ou de la région”, a dit le président Macron à l’ouverture d’un Conseil de défense et de sécurité.
“Ce travail supposera des discussions et une déconfliction avec l’Iran parce qu’en aucun cas ça ne peut être une opération de vive force”, a-t-il précisé, notant que “c’est une mission que nous sommes prêts à assumer pour la liberté de circulation (…) qui doit être pleinement distincte des opérations de guerre qui sont en cours et des bombardements en cours”.
La France, a-t-il ajouté, « a une responsabilité dans la région simple et claire : protéger nos ressortissants, nos intérêts, être des partenaires fiables pour tout le monde, et œuvrer à la désescalade et à la stabilité”.
Le Détroit d’Ormuz, l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde, connaît actuellement de fortes tensions dans le contexte de l’escalade militaire dans la région. Ce corridor du Golfe par où transite habituellement près de 20% du pétrole mondial, est marqué par une forte présence militaire, des menaces iraniennes de perturbation du trafic et plusieurs incidents visant des navires commerciaux, poussant de nombreux armateurs à éviter la zone et faisant grimper les primes d’assurance maritime. Cette situation alimente également les craintes d’un blocage du passage et d’un impact direct sur les marchés énergétiques mondiaux.
