Guerre au Moyen-Orient : le Pakistan appelle Washington et Téhéran à reprendre les pourparlers
Le Pakistan a appelé les États-Unis et l’Iran à mettre fin aux violences et à reprendre les négociations prévues dans le cadre du protocole d’accord signé en juin sous sa médiation.
Un appel à mettre fin aux violences
Le Pakistan a appelé les États-Unis et l’Iran à mettre fin aux violences et à reprendre les négociations prévues dans le cadre du protocole d’accord signé en juin avec la médiation d’Islamabad. « Bien que la mise en œuvre du protocole d’accord se heurte à des difficultés, le Pakistan continuera d’encourager toutes les parties à mettre fin aux violences et à reprendre les discussions techniques conformément au protocole d’accord », a déclaré à la presse Tahir Andrabi, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.
Le détroit d’Ormuz, principal point de blocage
« Nous exprimons l’espoir d’un rapide retour à la normale dans le détroit d’Ormuz et soulignons l’importance de garantir en permanence la sûreté, la sécurité et la liberté de navigation maritime », a-t-il ajouté. Le contrôle du détroit d’Ormuz demeure le principal obstacle à la relance des négociations entre Washington et Téhéran.
Un protocole signé en juin en Suisse
Le protocole d’accord évoqué par Islamabad avait été signé le 17 juin par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, aux côtés du président iranien Massoud Pezeshkian et du président américain Donald Trump. Le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, avait également pris part aux efforts diplomatiques ayant permis d’aboutir à cet accord.
Une médiation régulièrement mise à l’épreuve
L’Iran a par ailleurs indiqué poursuivre les tractations diplomatiques avec le Qatar, le Pakistan et Oman, pays médiateurs, afin de « prévenir une escalade » avec les États-Unis. Le Pakistan, qui avait déjà annoncé début juillet la reprise de pourparlers techniques entre Washington et Téhéran, continue de pousser pour un dialogue, alors que les deux pays ont échangé de nouvelles frappes militaires ces derniers jours.
