Andy Burnham : « Nous sommes prêts à nous opposer à Trump si nos intérêts l’exigent »
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham affirme qu’il n’hésitera pas à s’opposer à Donald Trump si l’intérêt national du Royaume-Uni l’exige.
« Toujours mettre en avant les intérêts de la Grande-Bretagne »
Le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, a déclaré qu’il « placera toujours les intérêts de la Grande-Bretagne en premier », dans un entretien accordé à la BBC dont des extraits ont été publiés dimanche, alors qu’il était interrogé sur sa volonté de s’opposer au président américain Donald Trump.
« Tous les dirigeants doivent le faire »
Lors de sa première grande interview depuis sa prise de fonction, la journaliste de la BBC Laura Kuenssberg a demandé à Andy Burnham s’il était prêt à interpeller Donald Trump s’il jugeait que c’était la décision à prendre. « Tous les dirigeants doivent le faire. Vous devez défendre votre propre intérêt national avant toute autre chose. C’est ce qui est exigé de vous si vous voulez faire ce travail correctement », a-t-il affirmé.
Un premier échange décrit comme « vraiment chaleureux »
Andy Burnham a décrit son premier échange téléphonique avec Donald Trump comme positif, indiquant que le président américain avait été « vraiment chaleureux ». Interrogé à deux reprises sur la question de savoir s’il faisait confiance à Donald Trump, le Premier ministre a toutefois refusé de répondre directement. « Le monde est en train de changer », a-t-il déclaré, ajoutant que les gouvernements doivent réagir aux événements au fur et à mesure qu’ils se développent.
Des désaccords de longue date sur plusieurs dossiers
Le prédécesseur d’Andy Burnham, Keir Starmer, qui a annoncé sa démission le mois dernier, entretenait des relations tendues avec Donald Trump, ce dernier l’ayant critiqué en raison de divergences sur la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, l’immigration, l’énergie et la régulation du secteur technologique. Bien que Donald Trump ait initialement qualifié le successeur de Starmer d' »extrêmement libéral », il a déclaré cette semaine avoir eu une « très bonne conversation » avec Andy Burnham, devenu lundi le septième Premier ministre britannique en une décennie.
Pas d’engagement clair sur les dépenses de défense
Le dirigeant britannique a indiqué qu’il ne pouvait pas promettre de toujours partager la position de Donald Trump et qu’il exprimerait un avis différent lorsqu’il estimerait que cela était dans l’intérêt de la Grande-Bretagne. Interrogé sur l’engagement de porter les dépenses de défense à 3% du produit intérieur brut d’ici 2030, promesse pour laquelle l’ancien secrétaire à la Défense John Healey avait démissionné sous Keir Starmer, Andy Burnham s’est refusé à tout engagement précis sur ce calendrier, indiquant seulement qu’il fallait « trouver la manière d’y parvenir ».
Aucune élection anticipée avant 2029
Le Premier ministre a par ailleurs déclaré qu’il n’organiserait pas d’élections législatives anticipées avant l’échéance prévue en 2029. « Je vais l’exclure », a-t-il affirmé, estimant que les électeurs ne le souhaitaient pas et qu’il entendait se concentrer sur la remise en ordre du pays.
