Le président libanais Joseph Aoun veut un accord de sécurité avec Israël
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré à l’AFP vouloir parvenir à un accord de sécurité avec Israël après un retrait israélien du sud du Liban, tout en affirmant sa détermination à désarmer le Hezbollah « sans confrontation ».
Un accord de sécurité envisagé avec Israël
Le président libanais Joseph Aoun a dit vouloir parvenir à un accord de sécurité avec Israël une fois que l’armée israélienne se sera retirée du sud du Liban, dans un entretien exclusif à l’AFP. Il a précisé que cet accord viserait à mettre fin à l’état d’hostilité et à permettre le déploiement de l’armée libanaise à la frontière. « Cela pourrait constituer le prélude à un accord de paix ultérieur », a-t-il ajouté, tout en soulignant la nécessité d’avancer étape par étape, à commencer par un retrait israélien. Les troupes libanaises doivent se déployer dans le sud du pays après un retrait progressif des forces israéliennes, conformément à un accord-cadre conclu entre le Liban et Israël en juin sous parrainage américain, qui prévoit le désarmement du Hezbollah.
Une visite à Paris avant une réunion internationale
Joseph Aoun se rend mercredi à Paris, où il participera jeudi, aux côtés du président français Emmanuel Macron et du roi de Jordanie Abdallah II, à une réunion visant à préparer un soutien international au déploiement de l’armée libanaise sur l’ensemble du territoire. « Nos partenaires arabes et européens, ainsi que les États-Unis et nos amis, doivent assumer avec nous la responsabilité de soutenir l’armée et de renforcer l’État libanais », a déclaré le président libanais.
Une nouvelle force pour éviter un « vide » sécuritaire
Le Liban souhaite qu’une nouvelle force, européenne ou autre, prenne le relais après le départ des Casques bleus de l’ONU, dont le mandat expire fin décembre. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait décidé en août 2025, sous pression américaine, de fixer cette échéance. Joseph Aoun a précisé que cette force serait temporaire, « jusqu’à ce que l’armée soit en mesure de se déployer », ajoutant que sa composition — européenne, américaine, asiatique ou mixte — ne lui posait aucun problème, l’essentiel étant d’éviter un vide sécuritaire.
Le désarmement du Hezbollah jugé « non négociable »
Le président libanais a souligné que la décision de désarmer le Hezbollah n’était « ni négociable ni sujet à débat », tout en précisant que l’objectif n’était pas la confrontation. « Nous sommes déterminés à régler ce dossier de manière pacifique », a-t-il affirmé, excluant de construire un État au prix d’un conflit sanglant ou d’une nouvelle guerre civile au Liban.
