La Finlande soutient la demande de l’Italie d’exclure l’Espagne de l’espace Schengen
La Finlande a apporté son soutien vendredi à la demande italienne d’exclure temporairement l’Espagne de l’espace Schengen après l’arrivée massive de migrants dans la ville occupée de Sebta, une crise qui suscite une vague de critiques internationales envers Madrid.
Helsinki rejoint Rome dans sa demande d’exclusion
La ministre finlandaise de l’Intérieur, Mari Rantanen, a appelé vendredi l’ensemble des pays européens à soutenir la proposition italienne visant à exclure temporairement l’Espagne de l’espace Schengen, en raison de la crise migratoire à Sebta. « Toute l’Europe devrait soutenir la proposition de Rome de suspendre Schengen avec l’Espagne » en raison de l’afflux de migrants, a-t-elle écrit sur X, ajoutant que « l’Espagne a complètement échoué à protéger la frontière extérieure de l’espace Schengen contre les pénétrations extérieures ». « Les pays qui ne remplissent pas leur obligation de protéger la frontière extérieure ne peuvent pas être membres de Schengen », a-t-elle insisté.
D’autres voix critiques envers Madrid
Cette prise de position finlandaise s’ajoute à une série de critiques internationales visant la gestion espagnole de la crise. Anna Kelly, porte-parole adjointe principale de la Maison Blanche, a sévèrement critiqué le gouvernement espagnol après l’effondrement de la frontière entre le Maroc et la ville occupée de Sebta jeudi. Dans une déclaration transmise à Fox News, elle a affirmé : « Le président Trump a longtemps averti l’Europe de ce qui se passerait si elle continuait à mettre en œuvre des politiques d’extrême gauche et mondialistes, notamment en favorisant la migration massive. L’Espagne et les autres pays ayant adopté cette philosophie destructrice devraient immédiatement changer de cap, sous peine de connaître leur propre déclin. »
L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, a lui aussi réagi sur X, dénonçant l’Espagne qui « ne manque jamais une occasion de faire la leçon à Israël » tout en maintenant, selon lui, « des enclaves coloniales en Afrique ». L’analyste américain Michael Rubin, de l’American Enterprise Institute, est allé plus loin, appelant Madrid à restituer « Sebta et Melilia occupées à leur souveraineté marocaine légitime » — une position déjà relayée en avril par le représentant républicain Mario Díaz-Balart, proche allié du secrétaire d’État Marco Rubio. Enfin, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a indiqué que son gouvernement était « prêt à intervenir avec des mesures extraordinaires », évoquant un possible durcissement des contrôles aux frontières avec l’Espagne.
