Le Premier ministre yéménite réaffirme la coopération avec la coalition pour restaurer les institutions de l’État
Le Premier ministre yéménite Shaea al-Zindani affirme que le gouvernement continuera de travailler avec la coalition arabe pour restaurer les institutions de l’État et préserver la souveraineté du pays.
Un appel à poursuivre la coopération avec la coalition
Le Premier ministre du Yémen a affirmé que le gouvernement continuera de travailler avec la coalition pour soutenir la légitimité nécessaire à la restauration des institutions de l’État et à la préservation de la souveraineté du Yémen.
Un exécutif dirigé par Shaea al-Zindani depuis février
Shaea al-Zindani dirige le gouvernement yéménite depuis le 6 février 2026, sous l’autorité du Conseil de direction présidentielle, seule instance reconnue par les Nations unies face au gouvernement houthiste qui contrôle Sanaa et le nord du pays.
Une légitimité renforcée après la reconquête d’Aden
Cette déclaration intervient après une année marquée par une reconfiguration majeure du camp anti-houthiste. Le 7 janvier 2026, les forces du gouvernement yéménite, appuyées par l’Arabie saoudite, ont repris le contrôle d’Aden, capitale de facto du Conseil de transition du Sud (CTS), mouvement séparatiste sudiste jusque-là allié objectif du gouvernement dans la lutte contre les Houthis. Cette reconquête a entraîné la dissolution du CTS, annoncée le 9 janvier.
Une coalition arabe engagée depuis 2015
La Coalition pour la restauration de la légitimité au Yémen, dirigée par l’Arabie saoudite, avait été formée en mars 2015 à l’appel de l’ancien président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, après la prise de pouvoir des rebelles houthis à Sanaa. Si les opérations militaires directes de la coalition ont cessé depuis le printemps 2022, celle-ci continue de soutenir le gouvernement yéménite reconnu internationalement sur les plans politique et sécuritaire.
Une région marquée par l’escalade avec l’Arabie saoudite
Cette déclaration du Premier ministre intervient dans un contexte de vives tensions entre les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, et l’Arabie saoudite, après une série d’attaques réciproques ayant visé l’aéroport de Sanaa et des installations saoudiennes ces dernières semaines, ravivant les craintes d’un embrasement plus large dans la région.
