Ormuz : l’Arabie saoudite achète pour près de 2 milliards de dollars d’armes américaines
Le département d’État américain a approuvé mercredi la vente à l’Arabie saoudite d’armements évalués à près de 2 milliards de dollars, sur fond de tensions autour du détroit d’Ormuz et de reprise du conflit avec les Houthis yéménites.
Une vente de près de 2 milliards de dollars approuvée
Le département d’État américain a approuvé mercredi la vente à l’Arabie saoudite d’armements évalués à environ 1,96 milliard de dollars. Le royaume saoudien a notamment demandé jusqu’à 20.000 kits de guidage de précision APKWS-II (Advanced Precision Kill Weapon System), répartis entre 10.000 unités pour un usage air-air et 10.000 pour un usage air-sol, ainsi que leurs lanceurs, ogives, moteurs de fusée et équipements de soutien logistique. Ces équipements sont décrits sur le site de la marine américaine comme « une façon peu coûteuse de détruire des cibles tout en limitant les dommages collatéraux lors des combats rapprochés ».
Un contrat confié à BAE Systems dans le New Hampshire
La principale entreprise contractante sera BAE Systems, installée à Nashua, dans le New Hampshire, a précisé le département d’État. Le groupe britannique de défense profite ainsi indirectement de la reprise des tensions dans la région depuis le début de la semaine, marquée par la fermeture du détroit d’Ormuz.
Renforcer un « allié majeur non-membre de l’Otan »
« Cette vente proposée soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en renforçant la sécurité d’un allié majeur non-membre de l’Otan qui constitue un facteur de stabilité politique et de progrès économique » dans le Golfe, a déclaré le département d’État dans un communiqué. L’administration américaine précise que cette vente doit permettre d’améliorer la capacité de dissuasion de l’Arabie saoudite face aux menaces actuelles et futures, en renforçant sa défense territoriale et son interopérabilité avec les forces américaines et celles de l’Otan.
Une reprise du conflit au Yémen en toile de fond
Cette vente d’armes intervient alors que des rebelles yéménites houthis ont mené lundi des frappes en direction de l’Arabie saoudite, après l’avoir accusée d’avoir attaqué l’aéroport de la capitale Sanaa, qu’ils contrôlent, ravivant le conflit au Yémen, frontalier du royaume saoudien, après des années de répit. Les Houthis avaient visé, en représailles, l’aéroport international d’Abha, dans le sud du royaume.
Une escalade parallèle entre Washington et Téhéran
Les États-Unis ont également intensifié les frappes contre l’Iran, après avoir rétabli un blocus naval des ports iraniens dans le détroit d’Ormuz. Le même jour, le département d’État a par ailleurs approuvé une vente distincte au Koweït portant sur des équipements de soutien pour sa flotte d’avions de transport C-17, ainsi qu’une possible vente de systèmes de lutte anti-drones, illustrant la multiplication des contrats d’armement conclus avec les pays du Golfe sur fond de tensions régionales.
