Infantino pousse pour un Mondial à 64 équipes en 2030, avec le soutien de la CAF

Le président de la FIFA Gianni Infantino pousse pour porter la Coupe du monde 2030 à 64 équipes, avec l’appui des fédérations africaines qui ont massivement soutenu sa réélection, un projet qui mettrait fin au système contesté des meilleurs troisièmes hérité du format à 48 équipes inauguré en 2026.

Gianni Infantino pousse pour porter la Coupe du monde 2030 à 64 équipes. Le président de la FIFA s’appuie notamment sur le soutien de ses alliés dirigeants africains, la Confédération africaine de football (CAF) ayant réuni l’ensemble de ses 54 fédérations membres pour soutenir sa réélection pour le cycle 2027-2031, un bloc électoral déterminant dans le processus de vote de la FIFA.

Une origine sud-américaine, une adhésion prudente d’Infantino

Le projet d’élargissement à 64 équipes a été lancé par le président de la CONMEBOL, le Paraguayen Alejandro Domínguez, à l’occasion du centenaire de la compétition, dont la première édition s’était tenue en Uruguay en 1930. Infantino avait salué l’initiative en septembre dernier, jugeant que « toute idée mérite d’être étudiée ». Le dirigeant suisse a depuis maintenu une position ambiguë sur le sujet, ménageant les deux camps en pleine campagne pour sa réélection à la tête de la FIFA, prévue en 2027.

Un système de mandats déjà contourné

Les statuts de la FIFA limitent en principe le mandat présidentiel à trois occurrences. Gianni Infantino, élu une première fois en 2016 après la chute de Sepp Blatter, reste toutefois éligible : son premier mandat, jugé « incomplet » par le Congrès électif de Kigali en 2023, ne compte pas dans cette limitation, lui ouvrant la voie à un nouveau mandat. La CAF et la Confédération asiatique (AFC) ont déjà annoncé soutenir sa candidature, lui apportant 101 voix sur 211, en plus des dix voix sud-américaines de la CONMEBOL.

La fin annoncée du système des meilleurs troisièmes

Un passage à 64 équipes mettrait fin au format actuel à 48 équipes, inauguré lors du Mondial 2026 et largement critiqué pour son système de qualification des meilleurs troisièmes de groupe, jugé confus et propice à des calculs d’élimination complexes en fin de phase de poules. Ce format avait également été pointé du doigt pour la multiplication des matches disputés par les meilleures équipes et l’allongement de la compétition à 104 rencontres.

Une opposition frontale des organisateurs de 2030

L’Espagne, le Portugal et le Maroc, coorganisateurs du Mondial 2030, s’opposent fermement à toute modification du nombre d’équipes, leur planification étant entrée dans ses dernières étapes. L’UEFA, dirigée par Aleksander Čeferin, mène également une opposition marquée, redoutant un bouleversement des calendriers internationaux jusqu’en 2030, tandis que la Confédération asiatique manifeste elle aussi des réticences.

Un dossier suspendu à l’agenda électoral d’Infantino

À un an de l’élection présidentielle de la FIFA, plusieurs membres de l’instance interprètent le manque de clarté d’Infantino sur ce dossier comme un signe de désengagement vis-à-vis du projet, dans un contexte où le président sortant cherche à consolider son socle électoral sans s’aliéner ni les partisans de l’élargissement en Amérique du Sud, ni les organisateurs du Mondial 2030 fermement opposés au changement.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite