États-Unis : l’avion présidentiel offert par le Qatar écarté pour le vol au départ d’Ankara
Le président américain Donald Trump a quitté la Turquie mercredi à bord de l’ancien avion présidentiel, renonçant au Boeing 747 offert par le Qatar avec lequel il était arrivé. Le New York Times indique que ce changement a été exigé par le Secret Service pour des impératifs de sécurité. L’ancien appareil a effectué la liaison jusqu’au Royaume-Uni, où le président a ensuite embarqué dans le nouvel avion pour rejoindre Washington.
Le président américain Donald Trump a utilisé l’ancien avion présidentiel, reconnaissable à sa livrée bleue, pour quitter Ankara mercredi soir à l’issue du sommet de l’Otan. Il était arrivé dans la capitale turque mardi à bord d’un Boeing 747 à la livrée rouge, récemment offert par le Qatar et réaménagé par l’armée américaine.
Avant son départ, Donald Trump a indiqué que le nouvel appareil serait dirigé vers des bases militaires en Europe afin d’y être exposé aux soldats, précisant qu’il rentrerait par des moyens habituels. Selon les informations publiées mercredi soir par le New York Times, ce changement d’appareil a été décidé à la demande du Secret Service pour des raisons de sécurité. Le quotidien précise que le nouvel avion ne dispose pas de toutes les technologies présentes dans l’ancien modèle.
Lors du décollage d’Ankara, les journalistes présents à bord de l’ancien avion ont reçu la consigne de fermer les volets de leurs hublots. Interrogé par la presse sur ce dispositif, Donald Trump a suggéré que son avion pourrait être une cible pour l’Iran, dans un contexte de tensions entre les deux pays.
Le trajet entre la Turquie et le Royaume-Uni a été opéré avec l’ancien avion. Sur le sol britannique, le président a embarqué à bord du nouvel appareil offert par le Qatar pour effectuer le vol à destination de Washington.
Ce Boeing 747, dont la valeur est estimée à plusieurs centaines de millions de dollars, a soulevé des interrogations sur les limites légales encadrant l’acceptation de cadeaux par un président de la part de puissances étrangères. L’utilisation d’un aéronef appartenant initialement à un État tiers pour la fonction présidentielle a également suscité des questions en matière de sécurité.

