Trump et Netanyahou tiennent une rencontre « positive et productive » à la Maison Blanche
Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou se sont entretenus mardi à la Maison Blanche, une rencontre centrée sur l’Iran que les deux parties ont qualifiée de « positive et productive ».
Une rencontre de 90 minutes dans le Bureau ovale
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou est arrivé à la Maison Blanche mardi peu avant 11 heures (heure locale) pour rencontrer le président américain Donald Trump. Selon la Maison Blanche, l’entretien a débuté à 11h03 et s’est achevé à 12h25, en présence de plusieurs membres du cabinet américain et du vice-président JD Vance. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié la rencontre de « positive et productive », une évaluation reprise par un responsable israélien ayant assisté à l’échange, qui l’a décrite comme s’étant déroulée « dans un bon esprit ».
L’Iran au cœur des discussions
Selon un responsable israélien cité par plusieurs médias, les deux dirigeants ont abordé « l’ensemble des dossiers, en premier lieu l’Iran », et ont réaffirmé leur « engagement inébranlable à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire ». Il s’agit du premier entretien entre Trump et Netanyahou depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, le 28 février. Selon des sources israéliennes, Netanyahou aurait plaidé pour une nouvelle frappe contre l’Iran, jugeant qu’il n’existait « pas d’autre choix ». Les discussions ont notamment porté sur l’expansion présumée du site nucléaire iranien « Pickaxe Mountain » ; plus tôt dans la journée, Donald Trump avait déclaré sur Fox & Friends qu’il pourrait « très facilement » neutraliser ce site, précisant que les forces spatiales américaines disposaient de caméras braquées sur l’installation.
Liban et accords d’Abraham également au menu
Selon un responsable de la Maison Blanche, les deux dirigeants devaient également évoquer le cadre d’un accord de paix au Liban, ainsi que l’élargissement des accords d’Abraham, qui n’ont pour l’heure été signés que par les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Maroc, le Soudan et le Kazakhstan.
Une rencontre marquée par des tensions en amont
Avant l’entretien, Donald Trump avait exprimé son agacement à l’égard de Netanyahou, lui reprochant d’avoir évoqué publiquement l’activité du site nucléaire visé. De son côté, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré qu’Israël souhaitait frapper l’Iran mais que les États-Unis freinaient cette option. Le commandement central américain (Centcom) a par ailleurs indiqué avoir redirigé, au 28 juillet, dix-huit navires commerciaux, désactivé deux autres et inspecté deux navires supplémentaires afin de faire respecter ce qu’il qualifie de « blocus » naval contre l’Iran, avec plus de vingt bâtiments de la marine américaine déployés en Méditerranée orientale et au Moyen-Orient. Sur un autre front diplomatique, Oman aurait soumis à l’Iran une proposition de gestion conjointe du détroit d’Ormuz.
Un contexte électoral et régional chargé
Ce déplacement de Netanyahou à Washington intervient alors qu’Israël multiplie les raids et arrestations en Cisjordanie occupée, à trois mois des élections législatives du 27 octobre. Le Premier ministre israélien se trouvait par ailleurs dans la capitale américaine principalement pour assister aux funérailles du sénateur républicain Lindsey Graham, mort le 11 juillet. Selon des analystes cités par la presse internationale, Netanyahou chercherait également à s’assurer du soutien de Trump dans la perspective de sa réélection.
