Pour Valls, l’islam est rongé par l’”antisémitisme”, le CFCM dénonce ses propos

Au lendemain du dîner annuel du Conseil représentatif des organisations juives de France (Crif), le mercredi 20 février, l’ancien premier ministre Manuel Valls était au micro de RTL pour déclarer avoir "toujours estimé que l’antisémitisme, la haine des Juifs et l’antisionisme, la haine d’Israël allaient ravager notre société (…) C’est un mal profond qui a été réactivé (…) L’antisionisme donne la permission d’être démocratiquement antisémite".

Selon lui, cet antisémitisme "vient aussi de nos banlieues et qui est ancré dans la culture musulmane". "Il y a, au cœur même de l’islam, cette maladie qui (la) ronge qui est l’antisémitisme, la haine d’Israël , a-t-il renchéri.

Manuel Valls a estimé que les pouvoirs publics auraient ainsi dû "frapper fort et dur dès le début" en interdisant des manifestations des gilets jaunes pour faire face à l’antisémitisme, confondant ainsi l’ensemble du mouvement social aux quelques dérives racistes et haineuses constatées en marge des mobilisations.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a vivement dénoncé, vendredi 22 février, les propos "tenus par un ancien Premier Ministre" "qui jette sans retenue l’opprobre sur tous les musulmans de France".

Le CFCM s’est félicité que les auteurs de l’agression dont a été victime M. Finkielkraut soient traduits en justice car "le combat contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie doit être mené à chaque instant et sans relâche", en appelle "aux plus hautes autorités pour faire taire ces aventuriers de la haine musulmane par des agendas électoraux qui en l’espace de quelques jours désignent les musulmans comme les coupables de la montée de l’antisémitisme dans notre pays".

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