En réponse à des questions orales sur le bilan de l’exécution de la loi de finances (LF) 2025, M. Lekjaa a expliqué que cette évolution est attribuable principalement à la nette progression des recettes fiscales qui ont augmenté de 43,8 MMDH, avec un taux de réalisation de 107% par rapport aux prévisions de la LF 2025.
Il a ainsi fait état de l’amélioration des recettes de l’impôt sur les sociétés (IS) à 91,4 MMDH, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 97,7 MMDH et de l’impôt sur le revenu (IR) à 65,4 MMDH, avec un taux de réalisation de 107,4%.
Concernant les droits de douane, ils ont augmenté de 12,9% à 17,2 MMDH en 2025, a précisé le ministre, ajoutant que les recettes de la taxe intérieure de consommation (TIC) ont progressé de 13,8% à 41,5 MMDH.
« Cette hausse des recettes fiscales confirme une nouvelle fois la poursuite de la dynamique positive enregistrée au cours des quatre dernières années », a souligné M. Lekjaa, rappelant que les recettes ont réalisé un taux de croissance annuel moyen de 12,4% sur la période 2021-2025.
Cette performance positive, a-t-il soutenu, a permis de couvrir l’augmentation des dépenses de personnel, qui ont progressé de 15 MMDH, afin de permettre aux fonctionnaires de bénéficier des hausses salariales décidées dans le cadre du dialogue social, ainsi que de financer le chantier de la généralisation de la protection sociale, dont les dépenses ont atteint 37,7 MMDH en 2025, contre 32 MMDH en 2024.
Le ministre a également relevé que cette bonne tenue des recettes a contribué au maintien de la dynamique de l’investissement public, les émissions ayant augmenté de 7,8 MMDH comparativement à 2024 pour porter le total des paiements à 125,3 MMDH, avec un taux d’émission et de paiement de 76%. D’après M. Lekjaa, cette amélioration des recettes, conjuguée à une gestion rigoureuse des dépenses, a permis de contenir déficit budgétaire à 3,5% en 2025, soit le niveau prévu par la loi de finances, tout en ramenant l’endettement du Trésor à 67,2% du produit intérieur brut (PIB), contre 67,7% en 2024.
En outre, il a assuré que cette trajectoire se poursuivra au cours des prochaines années, le déficit budgétaire devant se stabiliser autour de 3% sur la période 2026-2028, « ce qui permettra d’inscrire la dette du Trésor sur une trajectoire baissière pour atteindre 64% du PIB à l’horizon 2028 ».
Ces résultats reflètent l’efficacité des choix économiques et financiers adoptés au cours des dernières années, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a fait valoir M. Lekjaa, notant que les chiffres présentés ont été établis conformément aux normes statistiques en vigueur, telles que recommandées par le Fonds monétaire international (FMI).

