L’économie japonaise a enregistré une croissance de 2,1 % en rythme annualisé au premier trimestre 2026, marquant ainsi une deuxième expansion trimestrielle consécutive. Cette performance est attribuée à la reprise des exportations et à une consommation privée dynamique, selon des données préliminaires publiées mardi par le gouvernement.
Le produit intérieur brut (PIB) réel du Japon, ajusté de l’inflation, a augmenté de 0,5 % par rapport au trimestre précédent, dépassant les attentes du marché. La consommation privée, représentant plus de la moitié de l’économie nippone, a progressé de 0,3 %, enregistrant sa cinquième hausse trimestrielle consécutive.
Les exportations, quant à elles, ont connu une augmentation de 1,7 % par rapport au trimestre précédent. Cette hausse est principalement due à la reprise des livraisons automobiles vers les États-Unis et à une demande soutenue pour les machines et équipements électriques à usage industriel. Les importations ont légèrement augmenté de 0,5 %.
L’investissement des entreprises a également affiché une hausse de 0,3 %, soutenu par des dépenses en recherche et développement ainsi que par des investissements dans les machines et équipements électriques.
Cependant, malgré ces résultats encourageants, les autorités et les économistes restent prudents. L’impact complet du conflit au Moyen-Orient n’est pas encore reflété dans les données du premier trimestre. Une prolongation des tensions pourrait avoir des répercussions sur les importations de pétrole brut et de produits pétroliers, ainsi que sur les exportations japonaises vers la région. La forte dépendance du Japon aux importations de pétrole en provenance du Moyen-Orient expose particulièrement le pays à la hausse des cours de l’énergie.
En réponse à cette situation, la Première ministre Sanae Takaichi a annoncé que le gouvernement envisageait l’élaboration d’un budget supplémentaire pour l’exercice 2026 afin d’atténuer l’impact de l’augmentation des prix du pétrole. Tokyo étudie également des mesures de soutien pour alléger les factures d’électricité et de gaz durant la période de juillet à septembre, en plus des subventions à l’essence mises en place à la mi-mars.
En valeur nominale, avant ajustement de l’inflation, le PIB japonais a progressé de 0,8 % sur le trimestre, soit 3,4 % en rythme annualisé.
