Le Maroc est un pays “très actif” sur la scène internationale (SG adjoint de l’OCDE)

Le Maroc est “un pays très actif sur la scène internationale, y compris au sein de l’Organisation de la Coopération et du Développement Economiques”, a affirmé, mercredi soir à Rabat, le secrétaire général adjoint de l’OCDE, Richard Boucher.

Dans un entretien accordé à la MAP à la veille d’une rencontre sur la lutte contre la corruption sous le thème "Des Engagements contre la Corruption à l’Action: transparence, participation et prééminence du droit", M. Boucher mis l’accent, à cet égard, sur la participation active du Maroc au Centre de développement de l’OCDE et aux Comités de la gouvernance publique et de la politique de réglementation, ainsi que sur son adhésion à la Déclaration sur l’investissement international et les entreprises multinationales.

Il a de même salué le rôle que joue le Maroc au sein de l’Initiative MENA-OCDE pour la gouvernance et l’investissement à l’appui du développement.

Le Royaume, qui copréside cette initiative, "joue un rôle très actif et très dynamique. Il apporte beaucoup d’idées. Ce que nous apprécions beaucoup", a dit M. Boucher, ajoutant que le Maroc est très sérieux dans les réformes qu’il entreprend.

+LE MAROC A BEAUCOUP D’EXPERIENCE EN MATIERE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION+

M. Boucher a qualifié d’"importante" l’expérience marocaine en matière de lutte contre la corruption.

"Le Maroc a beaucoup d’expérience" en la matière, a-t-il dit, rappelant, à ce propos, les efforts déployés durant la dernière décennie, notamment la création de l’Instance centrale de prévention de la corruption.

Le responsable de l’OCDE, qui a aussi souligné l’importance du discours Royal du 9 mars 2011, "porteur de plusieurs chantiers de réforme", a plaidé pour un changement des habitudes des citoyens et une amélioration du système de gouvernance et du climat des affaires.

+BONNES PERSPECTIVES DE COOPERATION ENTRE LE MAROC ET l’OCDE+

En ce qui concerne la coopération entre le Royaume et l’OCDE, le responsable a souligné que "les relations entre les deux parties sont très importantes et les perspectives de coopération entre elles sont bonnes".

"Tant que le Maroc poursuit ses réformes, l’OCDE continuera à coopérer avec lui, à travers le transfert d’expériences et de bonnes pratiques", a-t-il indiqué.

Pour ce qui est de la stratégie de l’OCDE pour le développement du climat des affaires au Maroc, présentée mercredi à Rabat, il a précisé qu’elle est axée principalement sur la création d’emplois, la lutte contre la corruption et l’amélioration du système de la gouvernance.

"La création de l’emploi demande beaucoup de réformes pour donner un nouvel élan à l’économie", a-t-il poursuivi, mettant l’accent sur la nécessité de la formation des jeunes pour une meilleure insertion dans le marché du travail.

La lutte contre la corruption requiert, en outre, des mesures coercitives et plus de transparence dans l’élaboration des budgets et dans leur gestion interne, a fait valoir le responsable, estimant que les entités concernées "doivent changer leur comportement".

Evoquant la conférence de haut niveau, qui se tient à Rabat avec la participation d’éminentes personnalités, il l’a qualifiée de "moment très important pour l’OCDE et la région MENA".

La conférence "accordera beaucoup d’intérêt à l’Afrique du Nord", et permettra "d’écouter les citoyens de cette région et leurs revendications".

Cette rencontre est organisée par le ministère de la Modernisation des secteurs publics, en collaboration avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développent (PNUD), en coordination avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

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