L’AIE, le FMI et la BM mettent en garde contre les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur l’économie mondiale

Les dirigeants de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale (BM) ont exprimé, lundi à Washington, leurs inquiétudes quant aux répercussions du conflit au Moyen-Orient sur l’économie mondiale. Ils ont souligné que l’impact de cette situation est “considérable, mondial et très asymétrique”.

Dans un communiqué conjoint publié à l’issue des Réunions de printemps 2026 du FMI et du Groupe de la BM, les dirigeants ont noté que les effets du conflit touchent “de manière disproportionnée les importateurs d’énergie, en particulier les pays à faible revenu”. Ils ont indiqué que ce choc a provoqué une hausse des prix du pétrole, du gaz et des engrais, suscitant des inquiétudes concernant la sécurité alimentaire et la perte d’emplois.

Les responsables ont également précisé que certains producteurs de pétrole et de gaz du Moyen-Orient ont subi des pertes importantes de leurs recettes d’exportation. Ils ont estimé que la situation reste “très incertaine”, notamment en ce qui concerne le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, qui n’est pas encore revenu à la normale. Même après la reprise des flux maritimes réguliers, il faudra du temps pour que l’approvisionnement mondial en matières premières essentielles retrouve ses niveaux d’avant le conflit, avertissant que les prix des carburants et des engrais pourraient rester élevés sur une période prolongée.

Les perturbations d’approvisionnement pourraient également entraîner des pénuries de facteurs de production essentiels, affectant les secteurs de l’énergie, de l’alimentation et d’autres industries. Par ailleurs, les impacts sociaux du conflit incluent des déplacements de population, des répercussions sur l’emploi, ainsi qu’une baisse des voyages et du tourisme, une situation qui pourrait mettre du temps à se stabiliser.

Les dirigeants ont présenté leurs dernières évaluations avant la publication, mardi, du rapport mensuel de l’AIE sur le marché pétrolier et des Perspectives de l’économie mondiale du FMI. Ils ont examiné la situation des pays les plus exposés et les mesures mises en œuvre par leurs institutions, tout en poursuivant une coordination étroite pour offrir des conseils de politique économique adaptés et, si nécessaire, un soutien financier.

“Nous continuerons à suivre de près et à évaluer l’impact de la guerre sur les marchés de l’énergie, l’économie mondiale et chaque pays, tout en coordonnant notre réponse et notre soutien à nos pays membres”, ont-ils conclu, affirmant leur engagement à collaborer avec d’autres organisations internationales pour établir les bases d’une reprise résiliente, apportant stabilité, croissance et emplois.

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