La surexpression du gène “c-mip” à l’origine d’une maladie rénale rare

La surexpression du gène “c-mip” serait à l’origine du syndrome néphrotique, une maladie rénale rare qui se caractérise par une fuite massive de protéines dans les urines, selon une étude menée par des équipes de l’Inserm, publiée dans la revue Science signaling mardi 18 mai.

Les chercheurs ont démontré que l’extinction du gène "c-mip" pouvait empêcher la fuite massive de protéines responsable, à long terme, de thrombose vasculaire, d’hypertension, de retard de croissance ou d’insuffisance rénale.

Les chercheurs de l’Inserm ont identifié un gène "anormalement exprimé" chez les patients atteints d’un syndrome néphrotique. Baptisé "c-mip", ce gène est surexprimé dans les cellules de l’immunité et dans les podocytes, autres cellules baignant dans l’urine primitive.

Les travaux de l’Inserm ont également mis en évidence le fait que la liaison physique entre le gène "c-mip" et la protéine "Fyn" perturbait l’activité des podocytes et désorganisait leur cytosquelette destiné à fournir les principales propriétés mécaniques des cellules. Selon les chercheurs, cette liaison serait à l’origine de la fuite massive de protéines dans les urines.

Ainsi, les scientifiques ont éteint l’expression du gène "c-mip" chez des souris atteintes d’un syndrome néphrotique expérimental. Résultat, les souris ne développaient plus de fuites massives de protéines.

"Le fait que l’extinction du gène in vivo empêche le développement de la protéinurie permet d’envisager des implications thérapeutiques chez l’homme", indique Dil Sahali, principal auteur de l’étude.

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