La décision du Maroc de rouvrir ses frontières est “une bonne nouvelle”, selon le ministre français du Tourisme

Le ministre français délégué chargé du Tourisme et des PME, Jean-Baptiste Lemoyne, a salué vendredi la décision du Maroc de rouvrir ses frontières après deux mois de fermeture.

“C’est une bonne nouvelle pour les entreprises françaises du voyage parce que le Maroc est traditionnellement dans le top trois des destinations lorsque les Français font le choix de partir à l’étranger”, a déclaré Jean-Baptiste Lemoyne sur France Info TV.

“La destination avait disparu des radars. C’est une destination soleil d’hiver, je me réjouis pour les entreprises du voyage françaises”, a-t-il ajouté, “elles sont une composante essentielle, de cet écosystème touristique”.

Le gouvernement marocain a annoncé jeudi soir qu’il rouvrira, à compter du 7 février, l’espace aérien aux vols au départ et à destination du pays, après plus de deux mois de fermeture.

“Cette décision intervient conformément aux dispositions juridiques relatives à la gestion de l’état d’urgence sanitaire et suite aux recommandations de la commission scientifique et technique et prenant en considération l’évolution de la situation épidémiologique dans le royaume”, détaille le communiqué.

Le gouvernement a par ailleurs prolongé jeudi 27 janvier l’état d’urgence sanitaire en vigueur depuis 2020, sur l’ensemble du territoire, jusqu’au 28 février.

La fermeture des frontières a durement frappé  l’industrie du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, un secteur vital pour l’économie marocaine.

Malgré l’annonce d’un plan de soutien au tourisme de deux milliards de dirhams (190 millions d’euros), les opérateurs touristiques ont manifesté mercredi à Marrakech pour réclamer la réouverture des frontières.

La fermeture de l’espace aérien a également soulevé de vives protestations auprès de l’importante diaspora marocaine.

Si le pic des contaminations au variant Omicron semble avoir été atteint pendant la semaine du 17 au 23 janvier, selon le ministère de la Santé, les autorités s’inquiètent néanmoins d’une hausse des cas en réanimation.

Avec ses 36 millions d’habitants, le Maroc mise sur sa campagne de vaccination et la “solidarité nationale” pour enrayer l’épidémie: plus de 23 millions de personnes ont reçu une deuxième dose de vaccin.

Une usine de fabrication de vaccins anti-Covid

L’objectif des autorités est d’immuniser 80% de la population, soit quelque 30 millions de personnes, avec les vaccins Sinopharm et Pfizer/BioNTech.

Jeudi, le roi Mohammed VI a inauguré le chantier de la construction d’une usine de fabrication de vaccins anti-Covid, qui doit démarrer sa production en juillet prochain, à Benslimane, dans la région de Casablanca, la capitale économique.

Baptisée SENSYO Pharmatech, cette usine sera dédiée à “la fabrication et la mise en seringue de vaccins (anti-Covid et autres vaccins)” et disposera de “trois lignes industrielles dont la capacité combinée de production atteindra 116 millions d’unités en 2024”.

Cette entreprise, en partenariat avec la société suédoise Recipharm, “permettra d’assurer l’autosuffisance du royaume en matière de vaccins”.

L’objectif est de fabriquer entre 2022 et 2025 “la substance active de plus de 20 vaccins et produits biothérapeutiques, dont trois vaccins contre le coronavirus, couvrant plus de 70% des besoins du royaume et plus de 60% de ceux de l’Afrique”.

Le Maroc a déjà démarré la production de plus de trois millions de doses de vaccin chinois Sinopharm chaque mois. Cette production mensuelle doit atteindre cinq millions de doses à partir du mois prochain et plus de 20 millions fin 2022.

 

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