La Colombie reconnaît la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan

Le gouvernement colombien a annoncé reconnaître la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, un territoire syrien occupé depuis 1967, devenant le deuxième pays au monde à franchir ce pas après les États-Unis en 2019.

Un communiqué justifié par « l’instabilité régionale »
« Face à l’instabilité régionale persistante au Moyen-Orient et compte tenu de l’importance stratégique du plateau du Golan pour la sécurité d’Israël, le gouvernement de Colombie reconnaît la souveraineté israélienne sur ce territoire, ainsi que le droit de cet État à se protéger face aux menaces extérieures », indique le communiqué du ministère colombien des Relations extérieures. Le texte évoque « des décennies » de « défis sécuritaires persistants et de nature existentielle » auxquels Israël aurait été confronté le long de ses frontières, des menaces qui se seraient « intensifiées de manière significative ces dernières années », en particulier lors des attaques du 7 octobre.

« Un élément essentiel » de la défense israélienne
« Dans ce contexte sécuritaire régional, la Colombie reconnaît que le maintien du contrôle et de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan constitue un élément essentiel de sa défense nationale et de sa capacité à protéger et sauvegarder ses citoyens », poursuit le communiqué, qui précise que cette décision a été rendue publique conformément à un engagement pris entre les deux pays le samedi 8 août.

Un territoire occupé depuis 1967, non reconnu par la communauté internationale
Le plateau du Golan, plateau stratégique situé à la frontière entre Israël et la Syrie, a été en grande partie pris par Israël lors de la guerre de 1967, avant que l’État hébreu n’y étende sa législation en 1981, dans un geste assimilé à une annexion par la communauté internationale, qui ne l’a jamais reconnue. Seuls les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump en 2019, avaient jusqu’ici formellement reconnu la souveraineté israélienne sur ce territoire, rompant avec le consensus international. La Colombie devient ainsi le deuxième pays au monde à franchir ce pas.

Une rupture rapide avec l’héritage de Gustavo Petro
Cette annonce intervient trois jours seulement après l’investiture d’Abelardo de la Espriella, qui s’était engagé durant sa campagne à rétablir et à renforcer les relations avec Israël, présenté comme un « allié inconditionnel ». Elle fait suite à une visite en Colombie du chef de la diplomatie israélienne, Gideon Sa’ar, venu assister à la cérémonie d’investiture et rencontrer le nouveau président à Barranquilla la veille de sa prise de fonction. Gideon Sa’ar a remercié le président colombien sur X pour cette « décision historique », saluant également la coopération du nouveau ministre colombien des Affaires étrangères, Omar Bula Escobar. Cette décision marque une rupture nette avec la politique de Gustavo Petro, qui avait rompu les relations diplomatiques avec Israël en dénonçant l’offensive militaire menée à Gaza.

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