L’ONU dénonce comme “punition collective” l’annulation par Israël d’autorisations d’entrée de Palestiniens

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies (HCDH) a dénoncé, vendredi, la décision des autorités israéliennes d’annuler 83.000 autorisations d’entrée délivrées à des Palestiniens, qualifiant cette démarche de “punition collective”. Cette décision israélienne a été prise après la mort de quatre Israéliens mercredi soir à Tel Aviv dans une attaque aux armes à feu vraisemblablement commises par deux jeunes palestiniens.

La réaction d’Israël pourrait être considérée comme une punition collective, interdite par les Conventions de Genève, a mis en garde une porte-parole du (HCDH) lors d’un point de presse à Genève, Ravina Shamdasani.

Tout en condamnant l’attaque, le Haut-Commissaire Zeid Ra’ad Al-Hussein a fait part de profonde préoccupation suite à l’annulation des autorisations d’entrée "qui risque d’accroître le sentiment d’injustice et de frustration éprouvé par les Palestiniens". Il s’agit notamment de permis accordés à des Palestiniens de Cisjordanie pour qu’ils puissent rendre visite à leurs proches durant le mois sacré de ramadan.

En outre, l’armée israélienne a annoncé le déploiement de deux bataillons en Cisjordanie dans la journée pour renforcer les troupes stationnées dans les territoires occupés. A Washington, le département d’Etat américain a appelé Israël à faire en sorte d’éviter de sanctionner des Palestiniens innocents."Nous espérons que toutes les mesures seront conçues pour prendre également en compte l’impact qu’elles auront sur la vie quotidienne des Palestiniens", a déclaré Mark Toner, porte-parole du département d’Etat.

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