Israël frappe Téhéran et Beyrouth après des salves de missiles iraniens.

Le conflit au Moyen-Orient a franchi un nouveau seuil ce samedi avec des frappes directes de l’armée israélienne contre Téhéran et des cibles du Hezbollah au Liban. Parallèlement, l’Iran a menacé de frapper les Émirats arabes unis et aurait visé la base américano-britannique de Diego Garcia, provoquant une réaction d’urgence des marchés de l’énergie.

L’armée israélienne a annoncé avoir lancé, samedi 21 mars 2026 au matin, des frappes aériennes contre des « cibles du régime » à Téhéran. Cette opération intervient en réponse à plusieurs salves de missiles iraniens tirées préalablement en direction du territoire israélien. Simultanément, des bombardements ont visé la banlieue sud de Beyrouth ainsi que le sud du Liban, notamment le district de Bint Jbeil où l’Agence nationale d’information (ANI) fait état d’au moins un mort et deux blessés.

En Irak, un responsable de la sécurité a rapporté à l’AFP une attaque de drones ciblant le bâtiment des télécommunications d’un service de sécurité collaborant avec les conseillers militaires américains à Bagdad. Dans l’océan Indien, le Wall Street Journal, citant des responsables américains, affirme que l’Iran a tiré deux missiles balistiques vers la base américano-britannique de Diego Garcia ; l’un aurait subi une défaillance technique et le second aurait été intercepté.

Sur le plan diplomatique et territorial, le commandement militaire iranien Khatam al-Anbiya a menacé de frapper violemment l’émirat de Ras el-Khaïmah (EAU) si des agressions contre les îles disputées d’Abou Moussa et des Tomb étaient lancées depuis le territoire émirati. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est dit prêt à aider les navires japonais à franchir le détroit d’Ormuz, zone stratégique par laquelle transitent 70 % des importations pétrolières du Japon.

L’instabilité s’étend également aux monarchies du Golfe. Le Koweït a activé sa défense antiaérienne pour intercepter des drones et des missiles, tandis que l’Arabie saoudite a annoncé la destruction de plus de trente drones dans l’est du pays. Parallèlement, plusieurs pays arabes, dont le Qatar et la Jordanie, ont officiellement condamné les frappes israéliennes menées en Syrie dans la nuit de jeudi à vendredi.

Face à la flambée des prix de l’énergie, les États-Unis ont autorisé jusqu’au 19 avril la vente de pétrole iranien déjà stocké sur des navires. Le président américain Donald Trump a toutefois exprimé sur Truth Social sa volonté de « réduire graduellement » les opérations contre le régime iranien, tout en refusant l’idée d’un cessez-le-feu immédiat. Des informations de la presse américaine font état d’un possible déploiement supplémentaire de Marines dans la région.

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