France: un bébé nommé comme un tueur jihadiste, la justice saisie

La justice française a été saisie pour faire renommer un bébé déclaré début novembre sous le nom de “Mohamed, Nizar Merah”, évoquant celui d’un djihadiste qui avait assassiné 7 personnes dans le sud-ouest du pays en 2012.

La mairie de Nice (Sud-Est), touchée en juillet par un attentat meurtrier, a annoncé vendredi qu’elle avait saisi la justice pour faire modifier cet état-civil, estimant qu’il "pouvait être contraire à l’intérêt de l’enfant" et assimilé à une apologie du terrorisme.

Rappelant que Nice avait "été touchée de plein fouet par un attentat" le 14 juillet, qui a fait 86 morts, Christian Estrosi, influent responsable politique local, a estimé "inadmissible de constater de tels agissements" et dénoncé, dans un communiqué, un "acte de naissance dont le contenu porte atteinte à (la) République".

En France, les officiers d’état-civil ne peuvent plus décider d’interdire un prénom. Il revient au procureur de la République d’apprécier si le choix de la famille risque de pénaliser l’enfant et s’il faut demander à ses parents de choisir un autre prénom, ou d’inverser l’ordre de ses prénoms. "Ce qui prime c’est l’intérêt de l’enfant", a précisé à l’AFP le procureur Jean-Michel Prêtre.

Mohamed Merah avait tué sept personnes en mars 2012 à Toulouse et Montauban, deux villes du sud-ouest de la France: un militaire, puis deux parachutistes, et enfin, trois enfants et un adulte dans une école juive. Il a été tué le 22 mars par la police dans l’appartement toulousain où il s’était retranché.

Ces crimes, en pleine campagne présidentielle, avaient plongé dans la stupeur le pays qui fait depuis face à une menace jihadiste sans précédent.

(Avec AFP)

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