Dans son « scénario de base », le moins pessimiste considérant la flambée des prix des hydrocarbures « ne serait que temporaire, ce qui correspondrait à une résolution relativement rapide du conflit », la banque centrale française prévoit une croissance du PIB de 0,9% en 2026, en légère baisse par rapport au 1% de ses projections de décembre, selon sa dernière note de conjoncture.
« L’activité s’est avérée plus résiliente qu’attendu fin 2025, et devrait également l’être au premier trimestre 2026 sur la base des dernières enquêtes conjoncturelles disponibles, mais la hausse des prix de l’énergie et la détérioration du contexte géopolitique pèseraient ensuite sur l’économie française », relève la note.
Le même scénario table sur une croissance de 0,8% en 2027 (contre 1% dans les projections de décembre), avant de repartir à la hausse en 2028, à 1,2%, « tirée par un rebond des exportations et de la demande intérieure privée ».
« En 2027 et en 2028, cette demande intérieure serait portée par la consommation des ménages, soutenue par le pouvoir d’achat de la masse salariale et par la reprise de l’investissement des entreprises », explique le document.
Dans ses nouvelles projections, la BdF s’attend aussi à une augmentation de l’inflation en 2026 à 1,7%, « sous l’effet des prix de l’énergie », après 0,9% en moyenne annuelle en 2025. Elle devrait remonter à 1,6% en 2028, « du fait notamment de l’inflation dans les services », estime la banque centrale.
La BdF prévoit aussi deux autres scénarios, présentés comme plus défavorables, avec des hausses plus fortes et plus durables du prix des hydrocarbures, et donc une inflation nettement révisée à la hausse.
Mardi, l’Institut français de la statistique et des études économiques (Insee) avait, de son côté, annoncé qu’il révisait à la baisse ses prévisions de croissance à 0,2% pour les deux premiers trimestres de 2026 (contre 0,3% avant), estimant que l’économie française devrait rester sur « un rythme de croissance modéré » au premier semestre.
