« C’est un bel écrin pour le cinéma marocain en lui conférant une forte visibilité avec ses jeunes talents, ses écritures nouvelles, ses longs-métrages, ses documentaires et ses courts-métrages », a déclaré à la MAP le Directeur du Centre cinématographique marocain (CCM), Mohamed Reda Benjelloun.
La projection du film « La Mas Dulce » de Laila Marrakchi, retenu dans la sélection officielle « Un certain regard », est l’un des évènements très attendus d’autant que cela marque le retour à Cannes de la cinéaste marocaine après son long-métrage « Marock », a-t-il relevé. Il relate, selon lui, une histoire forte de femmes portée par une distribution exceptionnelle avec notamment à l’affiche Nisrine Erradi, Fatima Attif et Hajar Grigaa.
Son producteur Said Hamich aura l’occasion aussi de présenter, à la Quinzaine des Cinéastes, son documentaire « À la recherche de l’oiseau gris aux rayures vertes », une œuvre qui reflète la vitalité et la singularité des nouvelles écritures marocaines.
Après le succès de son film « la Mer au loin » primé au festival international de Tanger et sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes en 2024, M. Hamich revient avec un documentaire d’un genre cinématographique particulier qui détourne les codes de la fiction et du documentaire, explique le directeur du CCM, dont le pavillon au sein du Village international du Marché du film accueille les professionnels marocains et internationaux.
En plus des deux productions en compétition, il y a d’autres films sélectionnés pour la programmation « Industrie » du festival du Marché du Film et du Village International, considéré comme l’un des plus grands marchés au monde.
Le réalisateur de « Zanka contact » Ismail Iraki dévoile, en effet, son nouveau projet « Wolfmother » (Les fils de la louve) devant des investisseurs internationaux au prestigieux Investors Circle.
Pour M. Reda Benjelloun, « ce cénacle très sélectif met en relation les producteurs, les porteurs de projets et les investisseurs autour de projets à fort potentiel pour un budget assez conséquent, leur permettant une très forte visibilité ».
L’édition 2026 sera également marquée par la participation de la cinéaste Kenza Tazi à travers son film « Laissés pour compte », retenu dans la sélection de la Fabrique Cinéma de l’Institut français, un programme adossé au Festival de Cannes qui accompagne les voix émergentes du monde entier.
« Que ce soit en compétition ou en industrie, le Maroc se démarque par des talents prometteurs, des thématiques fortes et une présence distinguée de femmes « , a conclu le directeur du CCM.
