Elections législatives au Maroc: mission d’observation d’élus français locaux, conduite par Khadija Gamraoui

Une délégation de 19 personnalités issues des diasporas africaines en France, conduite par Khadija Gamraoui, cheffe de délégation, se rendra au Maroc à l’occasion des élections législatives du 23 septembre 2026. Cette mission s’inscrit dans le cadre de l’observation indépendante du processus électoral marocain et traduit la volonté de personnalités engagées au sein des diasporas africaines en France de prendre part, dans le respect des règles et principes de l’observation électorale, à un temps démocratique majeur du Royaume.

La délégation comprend des élus, notamment les maires de Mantes-La-Jolie et Aubervilliers, Adama Gaye et Sofienne Karroumi, et celui de Mantes-la-Jolie (Yvelines), Abdelfattah Messoussi, adjoint au maire de Stains, Anne-Frédérique Amoa, conseillère municipale d’Orléans, Fatima Belmouden, adjointe au maire d’Aulanay-sous-bois, et Faouzy Guelil, conseiller municipal de Dugny, ainsi que des responsables associatifs et des entrepreneurs économiques.

Première étape à Rabat

À leur arrivée à Rabat, dimanche 20 septembre, les membres de la délégation participeront à une session de formation consacrée à l’observation électorale, organisée par les équipes du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).

Cette formation portera sur le cadre juridique et réglementaire des élections marocaines, les principes de l’observation indépendante et les règles éthiques qui encadrent la mission.

La délégation salue le travail du CNDH et de sa présidente, Mme Amina Bouayach, qui préside également la Commission spéciale d’accréditation des observateurs des élections.

Pour les élections de 2026, le CNDH a souligné l’importance accordée à la diversité géographique et culturelle des observateurs, ainsi qu’à l’indépendance qui doit guider l’exercice de leurs missions.

Les 19 membres, issus de différentes diasporas africaines en France, incarnent cette Afrique plurielle qui vit, travaille, entreprend et s’engage au-delà des frontières du continent. Leur présence au Maroc constitue ainsi un trait d’union entre les sociétés française, africaine, les diasporas et le Royaume du Maroc.

« Cette démarche fait écho à la vision portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveur d’une Afrique fondée sur la fraternité, la solidarité et la construction d’un destin commun. La délégation souhaite ainsi contribuer, à son échelle, à cette dynamique de rapprochement entre les peuples, en mettant les compétences, les parcours et les expériences des diasporas au service d’une meilleure compréhension des processus démocratiques du continent », souligne la cheffe de délégation, Mme Khadija Gamraoui, présidente de « La 9e Talents & territoires », une association qu’elle a fondée en février 2022pour fédérer les réseaux politiques, culturels et associatifs entre la France et les 17 pays africains de la 9e circonscription des Français établis hors de France.

Une mission dans la continuité

Cette participation s’inscrit dans la continuité de l’observation électorale des scrutins marocains de 2016 et de 2021. Le scrutin du 23 septembre 2026, qui permettra l’élection des membres de la Chambre des représentants, constitue une échéance majeure de la vie démocratique marocaine, indique un communiqué de la délégation.

Et d’ajouter que cette mission entend porter un regard attentif sur les différentes étapes du processus électoral, dans le strict respect du cadre fixé par les autorités marocaines et par la Charte de l’observation électorale.

Pour Khadija Gamraoui, « cette délégation est à l’image de ce que sont aujourd’hui les diasporas africaines : diverses par leurs origines, riches par leurs parcours et profondément attachées à leur continent. Notre présence au Maroc traduit une volonté simple : être au rendez-vous d’un moment démocratique important, avec sérieux, responsabilité et respect. »

« En tant que Franco-Marocaine, je suis particulièrement attachée à cette double dimension. Nous pouvons être pleinement Français, profondément Marocains et résolument Africains. Ces appartenances ne s’opposent pas. Elles créent des ponts, favorisent le dialogue et renforcent les liens entre les peuples », relève Mme Gamraoui, précisant que cette mission « ne se place dans aucun positionnement partisan. »

« Notre rôle n’est pas de commenter, de soutenir ou de contester les choix politiques. Notre responsabilité est d’observer, de comprendre et de rendre compte dans le respect des principes d’indépendance qui fondent l’observation électorale », ajoute-t-elle.

Après la session de formation à Rabat, les observateurs rejoindront les différentes villes où ils seront déployés jusqu’au scrutin.

Pour cette élection, le CNDH a annoncé la mobilisation de plus de 3 000 observateurs et observatrices, tandis que des organisations internationales et régionales seront également représentées.

La mission de la délégation débute à Rabat le 20 septembre 2026 et se poursuit jusqu’au scrutin du 23 septembre

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