L’Iran lance des attaques de missiles et de drones contre Bahreïn, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie
L’Iran a lancé, dimanche 12 juillet, des attaques de missiles et de drones contre Bahreïn, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie, quelques heures après une troisième vague de frappes américaines visant environ 140 cibles militaires iraniennes.
L’Iran a lancé des attaques de missiles et de drones contre Bahreïn, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie, dimanche 12 juillet, élargissant sa campagne militaire à travers le Golfe quelques heures seulement après une nouvelle série de frappes américaines sur son territoire.
Une troisième vague de frappes américaines en représailles
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé avoir frappé environ 140 cibles militaires à travers l’Iran, dont des sites de lancement de missiles et de drones, des installations navales et des dépôts de munitions. Cette opération intervient en représailles à une attaque, revendiquée par les Gardiens de la révolution islamique, contre un navire porte-conteneurs battant pavillon chypriote, le M/V GFS Galaxy, alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.
Des explosions à Doha, Abou Dhabi et Manama
Des explosions ont été entendues au-dessus de Doha, où la défense aérienne qatarie a intercepté plusieurs missiles balistiques iraniens en deux vagues successives sur deux heures. Le ministère de l’Intérieur qatari a fait état de trois blessés, dont un enfant, touchés par des éclats d’obus. Le gouvernement qatari a fermement condamné cette « dangereuse escalade ».
Aux Émirats arabes unis, le ministère de la Défense a annoncé que ses systèmes de défense aérienne engageaient des missiles et des drones iraniens, précisant dans un communiqué ultérieur que les « menaces de missiles » avaient été neutralisées en dehors des frontières du pays. Des sirènes d’alerte ont retenti à Bahreïn, qui abrite la Ve flotte de la marine américaine, pour la troisième fois en quelques jours. Le Koweït a également annoncé intercepter des tirs entrants, tandis que l’agence de presse officielle omanaise a rapporté que des drones avaient visé plusieurs sites du gouvernorat de Musandam, une enclave omanaise s’avançant dans le détroit d’Ormuz.
L’IRGC revendique des frappes contre des bases américaines
Les Gardiens de la révolution islamique (IRGC) ont revendiqué des frappes contre la base aérienne américaine d’Al-Udeid, au Qatar, affirmant avoir détruit un centre de commandement et de contrôle ainsi qu’une installation de maintenance aéronautique. Le Qatar a toutefois annoncé avoir intercepté les missiles visant cette base, la plus grande installation militaire américaine de la région. L’IRGC a également affirmé avoir visé un site radar américain au Koweït, ainsi qu’un centre de commandement et des hangars de drones sur une base américaine en Jordanie.
Une escalade qui menace un cessez-le-feu déjà fragile
Cette attaque intervient après une précédente vague de frappes iraniennes plus tôt dans la semaine, ayant visé Bahreïn, le Koweït et la Jordanie. Le Koweït avait alors intercepté quatre missiles et dix drones, tandis que l’armée jordanienne avait abattu huit missiles tirés vers son territoire. L’Iran avait averti que d’autres bases américaines dans la région resteraient vulnérables si Washington poursuivait ses opérations militaires.
Cette nouvelle escalade fait suite à la déclaration du président américain Donald Trump selon laquelle un cessez-le-feu provisoire avec l’Iran était « terminé », tout en indiquant que Washington restait ouvert à des négociations pour un règlement permanent.
Une condamnation unanime des pays du Golfe
Les attaques ont suscité une large condamnation des gouvernements du Golfe et de la région arabe. L’Arabie saoudite a dénoncé des « violations répétées » par l’Iran de la souveraineté des pays voisins, avertissant que ces attaques menaçaient la sécurité régionale et compromettaient les efforts internationaux visant à restaurer la stabilité.
