Salma Annasse (Washington Institute) analyse le modèle de déradicalisation marocain à Gaza

Dans une note d’analyse publiée par le think tank américain The Washington Institute for Near East Policy, la chercheuse Salma Annasse met en avant l’expertise du Maroc en matière de gestion du champ religieux et de déradicalisation.

Alors que les discussions internationales s’intensifient autour de la gouvernance post-conflit à Gaza, l’attention des cercles stratégiques se porte désormais sur les mécanismes de réhabilitation des institutions locales. C’est dans ce cadre que Salma Annasse, chercheuse au Washington Institute for Near East Policy, a publié une analyse prospective détaillée.

Son travail met en lumière la pertinence du modèle de gestion religieuse centralisé et de l’appareil de déradicalisation du Royaume du Maroc comme de solides références pour accompagner les efforts de stabilisation menés sous l’égide de la communauté internationale.

L’analyse rappelle que le Maroc a structuré, à la suite des attentats terroristes de 2003, un système d’encadrement étatique rigoureux reposant sur la formation normalisée des imams via l’Institut Mohammed VI, ainsi que sur le déploiement communautaire des mourchidines et mourchidates.

Cette ingénierie institutionnelle, éprouvée à l’échelle nationale et déjà exportée avec succès en Afrique subsaharienne pour contrer l’extrémisme, offre une structure clé en main. Selon la chercheuse, cette approche axée sur la formation de formateurs permettrait aux cadres palestiniens de s’approprier les outils de régulation du prêche et des programmes éducatifs, évitant ainsi la perception d’un modèle importé ou imposé de l’extérieur.

Au-delà de l’aspect purement doctrinal et administratif, la note souligne les atouts diplomatiques et opérationnels uniques de Rabat. Le Maroc dispose en effet d’une solide expérience de coordination sur le terrain avec les autorités israéliennes, tout en maintenant un engagement humanitaire et social historique auprès des populations palestiniennes de Cisjordanie et de Gaza via l’Agence Bayt Mal al-Quds Asharif.

Cette double capacité de liaison, réaffirmée par le maintien des projets marocains tout au long de la crise actuelle, positionne le Royaume comme un partenaire de confiance crédible pour s’insérer au sein de l’architecture de reconstruction supervisée par les instances internationales, notamment le Board of Peace.

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