L’administration américaine a pris vendredi de nouvelles sanctions visant à assécher les revenus pétroliers de l’Iran, en ciblant des exportations iraniennes de gaz de pétrole liquéfié (GPL) vers l’Asie qui tentaient de passer sous les radars.
Les Etats-Unis placent sur leur liste noire plusieurs personnes et organisations accusées d’avoir facilité le transfert vers le sud et l’est de l’Asie de GPL iranien « pour une valeur cumulée de plusieurs centaines de millions de dollars », indique le département d’Etat américain dans un communiqué.
« Ce réseau a eu recours à des sociétés écrans (…), ainsi qu’à la flotte fantôme iranienne, pour dissimuler du carburant d’origine iranienne et contourner les sanctions américaines », affirme la diplomatie US.
Washington élargit très régulièrement sa liste noire liée à l’Iran dans le but d’augmenter la pression sur le pouvoir en place à Téhéran.
Le gouvernement US conduit le pendant économique de l’offensive militaire américaine contre l’Iran, qui a débuté le 28 février. Depuis une trêve entamée le 8 avril, c’est sur ce front des sanctions que se concentrent les pressions américaines.
Les sanctions gèlent les avoirs que les personnes et organisations visées détiennent éventuellement aux Etats-Unis.
Les entreprises et citoyens américains ont interdiction de commercer avec elles, au risque d’être à leur tour frappés par des sanctions.
