L’UpM appelle à une action urgente et coordonnée face aux effets du changement climatique en Méditerranée
L’Union pour la Méditerranée (UpM) a appelé, mercredi, à une action urgente et coordonnée face aux effets grandissants du changement climatique en Méditerranée, une région particulièrement vulnérable aux dérèglements environnementaux et dont le rythme de réchauffement est supérieur de 20 % à la moyenne mondiale.
S’appuyant sur les travaux du réseau des Experts méditerranéens sur le changement climatique et environnemental (MedECC), l’UpM relève que plus de 500 millions de personnes sont de plus en plus exposées aux vagues de chaleur, aux sécheresses, aux incendies de forêt et aux inondations soudaines. Dans le même temps, les zones côtières subissent les effets de l’élévation du niveau de la mer, de l’érosion du littoral et de la salinisation des terres.
L’organisation met également en garde contre l’aggravation du stress hydrique dans les pays du sud et de l’est de la Méditerranée, où la demande en eau devrait au moins doubler à l’horizon 2050.
Si les tendances climatiques actuelles se poursuivent, jusqu’à 20 millions de personnes pourraient être déplacées de façon permanente d’ici à la fin du siècle, avertit-elle.
Selon l’UpM, les efforts actuellement déployés en matière d’atténuation et d’adaptation demeurent insuffisants pour garantir un avenir durable à la région. L’organisation estime toutefois que la transition verte offre d’importantes perspectives de développement, notamment à travers l’essor des énergies renouvelables et le renforcement de l’intégration énergétique régionale.
À cet égard, elle met en avant les conclusions de son rapport conjoint avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), selon lesquelles les échanges transméditerranéens d’énergies renouvelables pourraient générer d’importants bénéfices économiques et environnementaux pour les pays des deux rives de la Méditerranée.
Cité dans le communiqué, le secrétaire général adjoint de l’UpM chargé de la stabilité et de la résilience, Joan Borrell Mayeur, a souligné la nécessité d’accélérer le passage à l’action, notamment à travers le développement des réseaux énergétiques régionaux. Une intégration accrue dans ce domaine contribuerait, selon lui, à renforcer à la fois la résilience climatique et l’autonomie stratégique de la région.
L’UpM a, par ailleurs, annoncé la préparation de la quatrième édition du Pavillon méditerranéen, qui sera organisée lors de la COP31 prévue en novembre prochain à Antalya, en Turquie. Cet espace réunira gouvernements, scientifiques, acteurs économiques et représentants de la société civile afin de porter une voix méditerranéenne commune dans les négociations climatiques internationales.
