Ce projet, s’il est adopté par les parlementaires, verrait les dépenses militaires américaines s’envoler à 1.500 milliards l’an prochain, un record dans l’histoire récente de la première puissance mondiale.
L’augmentation est précisément de 445 milliards de dollars par rapport au budget de défense fixé pour 2026. Le gouvernement entend, en effet, compenser en partie cet effort financier par des coupes significatives dans plusieurs programmes nationaux, notamment dans les domaines du climat, du logement et de l’éducation, qualifiés de « dépenses superflues » par des responsables de l’administration américaine.
Selon les premières indications communiquées par la Maison Blanche, ce plan budgétaire pourrait également entraîner une réduction d’environ 73 milliards de dollars des crédits alloués aux agences fédérales non militaires. Les détails complets de cette proposition devraient être rendus publics ultérieurement.
Ce projet suscite des réserves au sein même du Congrès, où des élus des deux partis ont exprimé leurs préoccupations quant à l’ampleur de l’augmentation proposée et au manque d’informations détaillées sur l’évolution des engagements militaires, notamment dans le conflit avec l’Iran. D’autre part, plusieurs analystes estiment que l’adoption intégrale de ce plan, sans ajustements significatifs, pourrait accentuer considérablement le déficit budgétaire et alourdir davantage la dette fédérale américaine au cours de la prochaine décennie.
Les États-Unis demeurent, à ce jour, de loin la première puissance militaire mondiale en termes de dépenses. Selon une analyse de l’institut de recherches Peter G. Peterson Foundation publiée en 2024, le budget de défense américain excède à lui seul la somme cumulée des neuf pays suivants, à savoir la Chine, la Russie, l’Allemagne, l’Inde, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite, l’Ukraine, la France et le Japon.
