CDH : Une participation marocaine soutenue au service d’un agenda renouvelé des droits humains (Belkouch)
Dans une déclaration à la presse, M. Belkouch, qui conduit la délégation marocaine aux travaux du segment de haut niveau de cette session, a souligné la nécessité de “créer de nouvelles dynamiques dépassant les approches classiques” en matière des droits de l’Homme pour répondre aux pressions et aux défis que connaît aujourd’hui le système multilatéral.
Il a indiqué que cette présence active du Maroc au sein du CDH s’inscrit d’abord dans une logique de suivi attentif de l’évolution des travaux des organes internationaux, tout en appuyant les efforts du Haut-Commissaire aux droits de l’Homme en faveur d’une réforme visant à renforcer l’efficacité et la performance du système onusien.
Le Délégué interministériel a également mis en avant l’organisation prochaine, au Maroc, d’activités nationales réunissant experts internationaux et représentants du Haut-Commissariat pour réfléchir aux pistes d’amélioration, notamment du mécanisme de l’Examen périodique universel (EPU), ainsi qu’aux attentes exprimées par les États membres. Il a, par ailleurs, rappelé le rôle du Royaume dans la coordination de la 4ème édition du réseau international des mécanismes nationaux de mise en œuvre, de suivi et d’établissement des rapports, prévue au Maroc début 2027, ainsi que les initiatives programmées aux niveaux africain et arabe pour renforcer l’implication des mécanismes régionaux dans l’élaboration des nouvelles orientations mondiales en matière de droits humains.
Évoquant les ”dynamiques d’accompagnement” prônées par le Haut-Commissaire, il a souligné la contribution du Maroc à l’alliance internationale pour le soutien à la Convention contre la torture, initiative dont il est l’un des chefs de file, insistant sur l’ouverture à de nouveaux acteurs – États, organisations internationales, société civile, artistes – afin de porter les causes des droits de l’Homme au-delà des cadres traditionnels.
De son côté, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU-Genève, Omar Zniber, a mis en avant la participation “dense et qualitative” de la délégation marocaine à cette 61e session, à travers notamment une intervention exposant la vision du Royaume fondée sur l’universalité et l’indivisibilité des droits, avec un accent particulier sur les droits économiques, sociaux et culturels, dans un contexte international marqué par de fortes tensions liées notamment aux enjeux du développement.
Il a indiqué que la délégation marocaine organisera deux side-events. Le premier traite du Réseau des Mécanismes nationaux de mise en œuvre, d’élaboration des rapports et de suivi recommandations en matière de droits de l’Homme (MNMRS), rappelant que le Maroc, aux côtés du Portugal et du Paraguay, a été à l’initiative de cette démarche visant à renforcer la coopération entre États et avec les organes du Conseil.
Dans le cadre de la politique marocaine de dialogue et d’échange, un autre side-event sera organisé, le 12 mars, autour de la lutte contre le discours de haine, avec la participation de représentants des religions monothéistes et de diverses sensibilités, afin de contrer un phénomène alimentant racisme, discrimination et intolérance, a-t-il ajouté.
M. Zniber a insisté sur le fait que, bien que son mandat triennal au sein du Conseil ait pris fin en décembre 2025, le Maroc demeure pleinement engagé dans l’agenda international des droits de l’Homme, tant à Genève qu’au niveau national et dans le cadre de la coopération internationale, fort de l’expérience accumulée sur le plan interne et d’une approche globale intégrant droits des femmes, des enfants, droits économiques et sociaux, tout en prenant en considération les défis émergents liés notamment aux nouvelles technologies.

